« Quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. »
Jean 1.48
Les 2 V (2)
Que faisait Nathanaël sous ce figuier ? À quoi pensait-il ? Certainement pas que le Messie d’Israël viendrait de Nazareth, lui qui avait déjà réfléchi : « Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon ? » (Jean 1.46), encore moins qu’il était observé. Jusqu’à ce que Philippe vienne troubler sa quiétude, il n’y avait personne aux alentours de l’arbre, et pourtant il faisait l’objet de l’attention d’un Autre (v.48). Il était à l’abri des regards de tous, sauf d’un seul. Ce noble « Israélite dans lequel il n’y a point de fraude » à des kilomètres, se trouvait parfaitement dans le champ de vision de Celui qu’il appellera lui-même Rabbi, le Fils de Dieu, le Roi d’Israël (v.47, 49). Cette extraordinaire appellation, tranchant avec son précédent scepticisme, était le fruit de l’émerveillement suscité par deux déclarations de Jésus. La première qui valide notre cher Nathanaël : « Voici vraiment un Israélite en qui il n’y a pas de duplicité. » (Jean 1.47) ; la seconde qui atteste d’une visibilité dont il n’avait pas joui de la part des hommes : « Avant que Philippe t’appelle, quand tu étais sous le figuier, je t’ai vu. » (Jean 1.48).
De ces déclarations nous tirons deux grandes vérités : Jésus nous connaît. Jésus nous voit. Ces deux certitudes comblent définitivement, totalement tout besoin de validation et de visibilité. Il est naturel de chercher le regard et l’approbation des autres mais les résultats d’une telle recherche se révèlent généralement insatisfaisants voire décevants. Nous resterons toujours sur notre faim jusqu’à ce que nous réalisions qu’il n’échappe au Seigneur rien de ce que nous sommes ou faisons, qu’Il sait tout de nous, même ce qui demeure caché, et qu’Il n’a pas hésité à quitter la gloire pour venir nous trouver dans cette ombre où, avant tout le monde, Il nous avait déjà vus. Pourquoi ne vivrions-nous pas dans la pleine lumière de son regard empli d’amour pour les pécheurs dont il veut être le Sauveur ?
Tu ne soupçonnes peut-être pas où tu te trouves, combien tu es observé et désiré par Celui qui t’a créé et payé de Sa vie le prix de ton salut. S’il est une personne dont tu dois, à ton tour, désirer être vu et approuvé plus que par tout un monde, c’est Lui.
Sois abondamment béni(e) !
Vendredi, 17 avril 2026 — Freddy S.

