« Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ. »
Colossiens 2.8
L’amour de l’ombre de la sagesse (1)
Pour certains, faire des réflexions profondes sur la vie, avoir des conversations sérieuses sur son sens, son but, son essence, aborder spontanément ces sujets, c’est philosopher. Ici, la connotation est péjorative et détachée de la signification d’origine du terme, perçue alors trivialement comme l’art de chercher midi à quatorze heures, de se faire des nœuds au cerveau, de penser la vie sans la vivre. Bien qu’ils n’aient pas totalement tort, il est encore pire de vivre sans penser la vie. Il est d’ailleurs dommage de croire que philosopher consiste à demander naïvement : pourquoi l’arbre ? La montagne ? Le loup ? L’agneau ? Les nuages ? Les étoiles ? L’orgueil ? L’amour ? Si nous avons une raison, un esprit, c’est bien pour réfléchir. Nous ne devons pas, comme des animaux ou des plantes, nous contenter d’exister et de vivre sans plus.
La philosophie elle-même n’est pas à la hauteur de cette exigence. Blaise Pascal, qui ne se considérait pas comme un philosophe mais comme un homme de foi et de science, disait d’elle qu’elle est bonne, mais ne conduit pas à Dieu. La Bible est encore bien moins indulgente, comme en témoigne notre texte de référence. Pour cause : la philosophie clame aimer la sagesse, mais n’en rencontre souvent que l’ombre. Ses seules grandes trouvailles sont parfois les mots compliqués qu’elle appose sur des évidences. Elle promet la sagesse, mais il arrive qu’elle ne fasse qu’aimer l’idée de l’aimer. C’est beaucoup de questions, peu de réponses ; toujours le pourquoi, rarement le comment. Ses professionnels creusent, mais creusent au mauvais endroit. Ils cherchent ailleurs qu’en Dieu des réponses.
Réfléchir profondément sur des sujets comme la vie, la mort, le mal (le péché) et l’éternité n’est pas réservé à des professionnels. Si tu le fais, ne t’en excuse pas. Ces sujets sont des réalités qui s’imposent à tous, philosophes ou non. Aussi incroyable que cela puisse paraître, les sonder n’est pas aussi compliqué. Il suffit de chercher au bon endroit. Ouvre la Bible.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 21 mai 2026 — Freddy S.

