« Sinon, qu’un feu sorte d’Abimélec et dévore les habitants de Sichem et la maison de Millo, et qu’un feu sorte des habitants de Sichem et de la maison de Millo et dévore Abimélec! »

Juges 9.20

Un artiste a chanté : « L’homme est mauvais. C’est vrai. C’est sûr. » De toute évidence, il ne parlait pas de lui. On taxe souvent d’intolérants ceux qui ne sont pas d’accord avec tous les mouvements sociaux et toutes les orientations individuelles. On s’en prend alors à eux avec la même intolérance que celle qu’on leur reproche. Si vous aviez demandé à Abimélec, autrefois uni à Sichem, la raison de son désamour avec les habitants de la ville, il vous aurait certainement invité à questionner la loyauté de ces derniers (Juges 9.23-25, 26). Si vous vous étiez tournés vers eux, ils vous auraient répondu que, de leur point de vue, c’était Abimélec, imbu de lui-même, qui n’était pas digne de leur allégeance (v.28-29). Aucun n’aurait pensé que leur union reposait sur des bases malveillantes, ni que chacun portait en lui une part de cette malveillance.

Nous sommes quelquefois déçus d’être entrés dans certaines unions, d’avoir tissé certains liens, d’avoir participé à des projets communs ou soutenu des causes autrefois partagées. Nous les décrions alors par dépit ou par amertume, et nous attribuons volontiers aux autres la responsabilité de ce revirement. Nous aurions été trompés, abusés, manipulés. Et pourtant, la vérité que nous refusons d’admettre est la suivante : nous ne sommes pas meilleurs. Nous portons notre part de responsabilité. Notre plus grand tort est de nous engager dans des entreprises et des relations humaines sans jamais nous soucier de Dieu ni de Sa volonté morale à leur sujet. Or, cela n’est jamais sans conséquence.

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 20 mai 2026 — Freddy S.

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