« Alors Dieu envoya un mauvais esprit entre Abimélec et les habitants de Sichem, et les habitants de Sichem furent infidèles à Abimélec, afin que la violence commise sur les soixante-dix fils de Jerubbaal reçût son châtiment, et que leur sang retombât sur Abimélec, leur frère, qui les avait tués, et sur les habitants de Sichem, qui l’avaient aidé à tuer ses frères. »

Juges 9.23-24

Saviez-vous que vous n’avez pas besoin de couvercle pour garder des crabes dans un panier ? Vous pouvez les y laisser, faire un tour, puis revenir à n’importe quel moment : aucun ne se sera échappé. La raison est simple : ces crustacés s’empêchent mutuellement de sortir. Lorsqu’un crabe tente de grimper pour s’échapper, les autres le tirent vers le bas. Isolés ensemble, ils se mettent eux-mêmes en prison.

C’est ce comportement qui a donné naissance à l’expression et au concept de la « mentalité du crabe ». Cette mentalité caractérise tout aussi bien le genre humain. Les hommes savent difficilement être bien ensemble. Lorsqu’ils semblent unis, c’est le plus souvent contre une chose ou contre d’autres personnes. Si, par exemple, vous voulez rompre le calme plat qui règne entre deux individus dans une même pièce, évoquez le nom d’un tiers. Si, par malheur, celui-ci suscite leur antipathie commune, vous aurez peine à croire que, quelques instants auparavant, chacun se tenait dans son coin, sans réelle conversation à proposer.

Abimélec et ses frères de Sichem semblaient parfaitement s’entendre. Ils avaient un objectif commun, et des liens de fraternité étaient même fortement invoqués pour le soutenir. Pris hors contexte, on se serait ému des paroles par lesquelles ils témoignaient de leur attachement mutuel : « Souvenez-vous que je suis votre os et votre chair », disait l’un (Juges 9.2). « C’est notre frère », répondaient les autres. Malheureusement, une telle union poursuivait un but macabre : le massacre d’innocents par haine et par soif de pouvoir. Heureusement, cette union n’a pas fait long feu. Elle portait en chacun de ses membres les germes de sa propre destruction. Tel est le sort de tout ce que nous organisons, unissons, bâtissons ou formons sans Dieu, même lorsque nous le justifions par de belles prétentions. Les chrétiens ont des ennemis : le diable, le monde et le péché. Cependant, ce n’est pas d’abord contre ceux-ci que Dieu les unit. Il les unit les uns aux autres en Christ. L’amour, la grâce et la vérité sont ce qui forge ces liens.

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 19 mai 2026 — Freddy S.

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