« Les frères de sa mère répétèrent pour lui toutes ces paroles aux oreilles de tous les habitants de Sichem, et leur cœur inclina en faveur d’Abimélec, car ils se disaient : C’est notre frère… Dieu envoya un mauvais esprit entre Abimélec et les habitants de Sichem, et les habitants de Sichem furent infidèles à Abimélec. »
Juges 9.3,23
Union n’est pas unité (1)
Unus pro omnibus, omnes pro uno. Telle est la devise d’Athos, Porthos, Aramis et d’Artagnan, quatre vaillants personnages du célèbre roman d’Alexandre Dumas, Les Trois Mousquetaires, publié en 1844. En français, « Un pour tous et tous pour un », ce slogan est devenu le symbole de la solidarité, au point qu’un pays comme la Suisse en a fait sa devise nationale. Il peut, à lui seul, résumer la culture humaniste d’une vaste partie du monde.
Des individus, des pays et des nations s’organisent aujourd’hui en communautés et en unions afin de mieux défendre des causes dans divers domaines. Beaucoup se disent solidaires de tous les genres, orientations sexuelles, tendances, mouvements, goûts et préférences. Le monde est-il alors plus uni qu’il ne l’était hier ?
Les nombreux conflits et tensions qui font l’actualité quotidienne à l’échelle planétaire semblent prouver le contraire. Invités, lors d’un micro-trottoir, à donner leur opinion sur un certain mouvement né pour promouvoir l’acceptation de tous les corps, des participants se sont dits sans réserve favorables. Ils se sont toutefois montrés très embarrassés lorsqu’il leur a été demandé s’ils accepteraient, oui ou non, d’échanger leur propre corps contre ceux qu’ils venaient de défendre. La majorité de ces élans de solidarité semblent louables en apparence, mais fragiles en profondeur. Quelle en est la raison ? Dieu en est le plus grand absent. Dans la Bible, Abimélec et les habitants de Sichem, tous des impies, avaient eux aussi tissé une alliance fraternelle ; ils avaient fait cause commune. Pourtant, un mauvais esprit n’eut aucun mal à s’y immiscer, et la discorde s’installa tout aussi facilement.
Jésus a tracé une ligne de démarcation nette entre le monde et Dieu. Nous devons choisir notre camp, et avec lui le type d’union que nous voulons : une union qui lie véritablement les cœurs, ou une solidarité qui ne reste que sur le bout des lèvres.
Toutes choses ont été faites par Jésus et pour Jésus, y compris la pensée même de l’unité. C’est Lui seul qui peut vraiment et éternellement unir les hommes les uns aux autres.
Sois abondamment béni(e) !
Lundi, 18 mai 2026 — Freddy S.

