« Le jour suivant, il parut au milieu d’eux comme ils se battaient, et il les exhorta à la paix: Hommes, dit-il, vous êtes frères; pourquoi vous maltraitez-vous l’un l’autre? »

Actes 7.26

Quelle belle exhortation à la paix ! Elle est plus que jamais d’actualité. Y a-t-il seulement eu un moment où elle ne l’a pas été ? L’histoire humaine est jalonnée d’interminables conflits. On se rappelle que l’Organisation des Nations Unies (O.N.U.) est née de la Seconde Guerre mondiale, en partie pour pallier l’incapacité de son prédécesseur, la Société des Nations (SDN), à maintenir la paix après la Première Guerre mondiale. Aujourd’hui, il est de plus en plus évident que même l’O.N.U. peine à sortir de cette ornière. Déjà elle est mise à mal par ses propres dissensions internes. Moïse, un jour seulement après avoir accompli un acte héroïque en vengeant un de ses frères hébreux de l’oppresseur égyptien, se vit endosser un nouveau rôle : celui de pacificateur. L’homme de sang (Psaume 139.19) fit place à l’homme de paix, lorsqu’il surprit deux de ses frères Hébreux en pleine querelle. « Il dit à celui qui avait tort : pourquoi frappes-tu ton prochain ? ». La réponse fut cinglante : « Qui t’a établi chef et juge sur nous ? Penses-tu me tuer, comme tu as tué l’Égyptien ? » (Exode 3.13-14).  Encore une fois, quel terrible échec pour Moïse ! Après avoir échoué dans sa tentative de vengeur et de libérateur, il découvrait que le rôle de prince et d’artisan de la paix ne lui réussissait pas non plus. 

On peut bien essayer de mettre sur pied des organisations, mouvements, actions en faveur de la paix. Cela n’a rien de mal en soi. Toutefois ce qui est regrettable c’est de penser que nous pouvons construire un monde de paix où Dieu et Jésus, Son Oint, sont exclus. Il n’y a jamais eu et il n’y aura jamais qu’un seul « Prince de la  paix », Jésus, le Messie et le Fils de Dieu (Ésaïe 9.6). Il est le seul, parce que choisi par Dieu et parce que sa paix est différente de toutes les tentatives humaines visant un monde sans conflits, lesquelles sont sans cesse mises en échec. La paix que Jésus offre s’instaure dans les cœurs et à partir des cœurs. En effet, ce que Moïse n’avait pas compris et que le monde veut ignorer, Jésus le met en pleine lumière : le mal, et donc les inimitiés entre les hommes qui prennent racine dans le cœur. Enfin, contrairement à Moïse, Jésus peut faire prévaloir la paix, car il n’a jamais eu de sang sur les mains autre que le sien – versé pour le pardon de nos péchés. C’est seulement après son offre de paix, par le sang de sa croix, que viendra la vengeance sur tous ceux qui auront refusé cette paix par malice et dureté de cœur. Pas avant. 

Sois abondamment béni(e) !

Dimanche, 17 mai 2026 — Freddy S.

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