« Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Schimea, frère de David, et Jonadab était un homme très habile. Il lui dit: Pourquoi deviens-tu, ainsi chaque matin plus maigre, toi, fils de roi? Ne veux-tu pas me le dire? Amnon lui répondit: J’aime Tamar, sœur d’Absalom, mon frère. »

2 Samuel 13.3-4

Une période d’incubation désigne un temps de développement caché, entre un début invisible et une manifestation visible. Dans son sens premier c’est-à-dire médical, c’est le temps entre la contamination par un agent (virus, bactérie, etc.) et l’apparition des premiers symptômes de la maladie. Pendant cette période, la personne peut sembler saine, alors que le processus est déjà à l’œuvre. Il en va de même d’un processus d’un tout autre ordre, développé par Jacques  : « chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise. Puis la convoitise, lorsqu’elle a conçu, enfante le péché ; et le péché, étant consommé, produit la mort. » (Jacques 1.14-15).

Amnon était malade d’amour pour Tamar. Il en était littéralement et physiquement affecté. Il maigrissait à vue d’œil, toujours plus chaque jour. On aurait pu, comme son ami Jonadab, le prendre en sympathie. Mais cela n’aurait pas rendu un meilleur tableau de la situation. Une maladie reste une maladie, même si elle est une affaire de cœur. Il n’y a rien de sain là-dedans. Et cette maladie a pris le temps de naître et de se développer. il y a eu en effet, chez Amnon aussi, une période d’incubation : un temps entre la tentation intérieure, l’attraction et l’amorce par la convoitise, et les manifestations visibles de celle-ci. C’est à la fois un avertissement et une exhortation à nous examiner dans nos affections. La convoitise, quand elle infeste celles-ci, ne nous tombe pas dessus par hasard. Elle est nourrie et encouragée par nos pensées, voire nos paroles, nos actions, prenant toujours plus de volume, occupant davantage d’espace, mobilisant de plus en plus notre temps et notre énergie, jusqu’à devenir inarrêtable – à moins de consulter le Médecin de nos âmes. 

Le Seigneur peut nous en guérir. Mais Il veut nous en prémunir. Ne dit-on pas que prévenir vaut mieux que guérir ? 

Sois abondamment béni(e) !

Samedi, 22 mai 2026 — Freddy S.

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