« Dieu vint trouver Balaam et dit: « Qui sont ces hommes que tu as chez toi? » Balaam répondit à Dieu: « Balak, fils de Tsippor, le roi de Moab, les a envoyés me dire: ‘Un peuple est sorti d’Egypte. […] Viens donc le maudire. […] » Dieu dit à Balaam: « Tu ne les accompagneras pas, tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni. »

Nombres 22. 9-12

Fascinante, cette histoire entre Balaam et Balak. Dieu, au milieu, Israël le sujet. 

Après les avoir fait posséder le pays de Bassam grâce à une victoire éclatante à Edréï (Nombres 21.33-35), l’Eternel conduit Israël dans les plaines de Moab, au-delà du Jourdain de Jéricho. Balak prend peur. Balak, roi de Moab. Il envoie des messagers trouver Balaam. Et voici sa demande : « Un peuple est sorti d’Egypte. Il couvre la surface du pays et il s’est installé vis-à-vis de moi. Viens donc maudire ce peuple pour moi, car il est plus puissant que moi. Peut-être ainsi pourrai-je le battre et le chasser du pays car, je le sais, celui que tu bénis est béni et celui que tu maudis est maudit ».

Balaam est un devin. Un devin dont la réputation n’est plus à faire et qui vit à Pethor sur l’Euphrate. Chez lui, il voit arriver les anciens de Moab et de Madian, les sacs chargés de cadeaux. Accueillis, ces derniers vont délivrer le message du roi Balak. Ce à quoi Balaam répondra : «  Passez la nuit ici et je vous donnerai réponse d’après ce que l’Eternel me dira ». Balaam est devin (Josué 13.22) et non prophète, mais il connaît l’Éternel. Et sans attendre d’être consulté par celui qui avait plutôt l’habitude de pratiquer la divination, Dieu vint à lui : « Qui sont ces hommes que tu as chez toi ? » demanda-t-Il. 

Balaam répondit : « Balak, fils de Tsippor, le roi de Moab, les a envoyés me dire : Un peuple est sorti d’Égypte. Il couvre la surface du pays. Viens donc le maudire. Peut-être ainsi pourrai-je le combattre et le chasser. » Dieu dit à Balaam : « Tu ne les accompagneras pas, tu ne maudiras pas ce peuple, car il est béni. » (Nombres 22. 9-12). Balaam se leva le lendemain matin et dit aux chefs de Balak : « Partez dans votre pays, car l’Éternel refuse de me laisser vous accompagner. » (v13). 

Dieu a été clair. Balaam, pas tout à fait. Dieu n’a pas seulement dit « tu ne les accompagneras pas ». Il a aussi dit : « tu ne maudiras pas, car il est béni ». 

« L’Éternel refuse ! » La manière dont Balaam formule sa réponse peut laisser penser que c’est à contre-cœur qu’il n’accompagne pas les chefs de Balak. Et de retour auprès de leur roi, les chefs diront : « Balaam a refusé de venir avec nous ». Inconsciemment ou volontairement, ils ont omis d’intégrer l’Éternel dans l’équation. Un rapport infidèle ! Normal que Balak choisisse de les envoyer de nouveau en nombre plus important auprès de Balaam (v15). Et voici son message au devin : « Ne te laisse donc pas empêcher de venir vers moi, car je te rendrai beaucoup d’honneurs et je ferai tout ce que tu me diras. Viens donc maudire ce peuple pour moi ». Balak est prêt à tout pour que les Israélites soient maudits par un homme… comme si leur Dieu était endormi…. 

Sois abondamment béni(e) !

Lundi, 08 juin 2026 — Feel M.

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