« Qui t’a établi chef et juge sur nous ? Penses-tu me tuer, comme tu as tué l’Égyptien ?»

Exode 3.14

Il est tellement courant d’entendre cette question en réaction à un reproche. Quand une personne est surprise en train de mal agir, gare à celui qui ose le lui faire observer ! Il n’y est pas autorisé, surtout si lui-même n’est pas sans reproche. Il faut d’abord s’assurer que l’on n’a aucun cadavre dans son propre placard avant d’inspecter celui des autres. Jésus n’a-t-il pas dit que vouloir ôter la paille dans l’œil de son frère quand on a la poutre dans le sien, relèverait de l’hypocrisie ? Il faut d’abord ôter la poutre de son œil avant de voir comment ôter la paille de l’œil de son frère. (Matthieu 7.3-5). Le Seigneur était-il contre la réprimande et la correction ? Y voyait-Il à tous les coups un jugement mal placé ? Voulait-il insinuer que ne s’y risquent que ceux qui sont sûrs d’être parfaits, irrépréhensibles et impeccables ? Non ! 1 Jean 1.8-10 nous prévient que « Si nous disons que nous n’avons pas de péché, nous nous séduisons nous-mêmes, et la vérité n’est pas en nous. » Dans Matthieu 18.15-17, Jésus lui-même a enseigné comment reprendre un frère pris en faute. Ce qu’il condamne précisément, c’est l’hypocrisie avec laquelle on le fait : s’arroger le droit de juger sévèrement les autres tout en étant tolérant envers soi-même quand on fait pire. Notons tout de même une chose : la paille et la poutre doivent être toutes deux ôtées en fin de compte.

Moïse avait du sang sur les mains. Lorsqu’il a voulu régler un conflit entre deux de ses frères. L’un d’eux ne s’est pas gêné pour lui rafraîchir la mémoire en lui rappelant son crime. Petite précision : celui qui remettait ainsi la légitimité de Moïse à trancher son différend et qui le repoussait était le fautif, le bourreau, « celui qui avait tort » (Exode 2.13),  « celui qui maltraitait son prochain » (Actes 7.27). D’ailleurs c’était pour défendre un des leurs que Moïse s’était rendu coupable de meurtre. S’il est dangereux d’être hypocrite, il est tout aussi dangereux de haïr la réprimande et de se servir de la faute des autres pour excuser les siennes. Celui qui connait Jésus et l’Esprit derrière la Parole du Seigneur est toujours prompt à se remettre en cause que le jugement vienne de lui-même ou d’un autre. Il le fait parce qu’il se sait épargné du seul jugement qu’il pouvait redouter et qui pouvait le condamner. 

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 28 mai 2026 — Freddy S.

Retour en haut