« Amnon avait un ami, nommé Jonadab, fils de Schimea, frère de David, et Jonadab était un homme très habile. Il lui dit: Pourquoi deviens-tu, ainsi chaque matin plus maigre, toi, fils de roi? Ne veux-tu pas me le dire? Amnon lui répondit: J’aime Tamar, sœur d’Absalom, mon frère. »

2 Samuel 13.3-4

« Le travail éloigne de nous trois grands maux : l’ennui, le vice et le besoin. » Voltaire ne croyait pas si bien dire. Amnon était lui, fils de roi. Il avait tout à portée de main. Il était donc à l’abri du besoin. Mais qu’en était – il de l’ennui et du vice ? A quoi le jeune prince occupait-il ses journées ? De quoi son esprit était-il occupé ? Le service de Dieu ? L’école d’administration pour apprendre peut-être l’art de bien gouverner le royaume comme son père ? Une entreprise familiale ? Non ! Une seule chose réclamait son attention à longueur de journée : son obsession pour sa demi-sœur. Il avait du mal à en supporter le poids. Les jours qu’il passait à ne rien faire d’autre s’égrenaient au rythme des kilos perdus.

Citons un exemple à l’exact opposé. « Jacob servit (son beau-père Laban) sept ans pour Rachel ; et ils lui semblèrent à ses yeux comme quelques jours, tant il l’aimait. » (Genèse 29.20). Oui Jacob avait de quoi meubler son temps entre le moment où son amour pour Rachel vit le jour et celui où afin il pourrait vivre cet amour. Le temps n’a pas joué contre cet amour. Au contraire, il semblait s’accélérer sous son effet. Un amour sain, durable et stable permet de travailler, de s’occuper et de se fixer des objectifs. Il en devient même un catalyseur. Inversement, travailler, s’occuper ou se donner des objectifs ne détruit ni n’atténue cet amour. Dans cette optique, rien n’est plus enrichissant pour l’amour que de travailler à l’œuvre du Dieu d’amour, de s’occuper des choses d’en haut, et de se donner pour objectifs le royaume et la justice de ce Dieu. La fidélité du Seigneur en donne la certitude et la garantie. 

Sois abondamment béni(e) !

Dimanche, 24 mai 2026 — Freddy S.

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