« Ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. »
2 Timothée 3.5
La force de la piété (2)
Plus le blé et l’ivraie croissent, plus ils se distinguent l’un de l’autre. Leur maturité rend cette différence évidente à tout moissonneur. Le blé croît vers le fruit, tandis que l’ivraie croît sans porter de bon fruit. Le blé se courbe sous le poids de l’épi, alors que l’ivraie reste droite et stérile. Quiconque se réclame du christianisme entre forcément dans l’une ou l’autre de ces deux catégories. Pour déterminer laquelle, il suffit de se demander si nous sommes encore les mêmes que nous étions il y a des mois, voire des années, après avoir écouté et reçu la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ. Quels changements se sont opérés en nous depuis lors ? Quelles en sont les évidences ? Pour emprunter à un chant, sommes-nous restés les mêmes après être passés près de la Croix, thème central de l’Évangile ? Ou bien quelque chose s’est-il passé dans nos cœurs, une chose qui n’a cessé de grandir au point de nous faire, comme l’épi de blé, crouler sous le poids de son abondante substance ?
« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire, comme par le Seigneur, l’Esprit. » Voilà comment 2 Corinthiens 3.18 décrit les authentiques croyants ! Ce verset nous révèle aussi la marge de progression que suivent ces croyants sur le chemin de la foi et de la piété. Cette progression qui est une transformation morale et spirituelle est ce qui leur a valu, pour la toute première fois à Antioche, le nom de « chrétiens », tant leur langage, leur mode de pensée et leur conduite portaient la marque et le reflet de leur Maître et Sauveur. C’est cela qui a toujours fait l’efficacité, la beauté du christianisme, et qui trace encore aujourd’hui la ligne de démarcation entre le chrétien et le monde dans lequel il vit. Si nous nous disons disciples de Jésus, alors nous sommes appelés à être un champ de blé en pleine croissance. Notre personnalité, notre caractère, nos habitudes, nos perspectives et même nos raisonnements se transforment – et cela se verra de plus en plus avec le temps. L’inverse sera tout aussi visible. Aussi sûrement que tous les soins du propriétaire du champ, et que les saisons de la vie, favorables ou non, restent sans effet sur l’ivraie, une personne qui feint d’être chrétienne demeurera inchangée. L’Évangile de Jésus-Christ n’y portera pas de fruit.
Es-tu blé ou ivraie ? Puisse ta réponse être conforme à la réalité car de celle-ci dépend ton avenir éternel ! Que dit le divin Semeur et Maître de la Moisson à ce propos ? « Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. » (Matthieu 13.30)
Sois abondamment béni(e) !
Dimanche, 26 avril 2026 — Freddy S.

