« Ayant l’apparence de la piété, mais reniant ce qui en fait la force. Éloigne-toi de ces hommes-là. »
2 Timothée 3.5
La force de la piété (1)
Le christianisme, indéniablement, n’est plus ce qu’il était dans certains pays dits christianisés. Il devient parfois difficile de distinguer ce qui est réellement chrétien de ce qui ne l’est pas. Toutefois, cet état de choses n’a rien de surprenant pour Dieu. Jésus, dans Matthieu 13.24-30, nous raconte l’une de ses paraboles empruntées au milieu pastoral : celle du blé et de l’ivraie, semés l’un après l’autre sur une même terre, à des moments rapprochés. Naturellement, le Maître du champ n’avait semé que le blé ; la semence de l’ivraie était l’œuvre de son ennemi. Mais lorsque ses serviteurs lui proposèrent de s’en débarrasser au plus tôt, il répondit : « Non… de peur qu’en arrachant l’ivraie, vous ne déraciniez en même temps le blé. Laissez croître ensemble l’un et l’autre jusqu’à la moisson ; et, au temps de la moisson, je dirai aux moissonneurs : Arrachez d’abord l’ivraie, et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier. »
Parfois, nous croyons que Dieu devrait partager notre jugement, et nous ne comprenons pas qu’il laisse se produire des choses que nous jugeons regrettables. Nous aimerions le voir agir immédiatement, faire le tri entre la bonne et la mauvaise graine dans l’Église. Il nous semble en effet injuste et anormal que d’authentiques chrétiens portent le blâme des méfaits commis par ceux dont la piété n’est qu’apparente, et que la Bible, la foi et l’Église soient ainsi discréditées par ces derniers. Seulement, il ne suffit pas de vouloir la justice ; il faut aussi de la sagesse et de la clairvoyance pour qu’elle soit parfaite. Si l’ivraie peut se confondre avec le blé, l’inverse est également vrai, du moins jusqu’à un certain point. De prime abord, le blé ne se distingue pas nettement de l’ivraie. L’un comme l’autre peuvent faire la même profession de foi, ou même se retrouver égarés sur les mêmes sentiers. Un prédicateur a dit que si vous prenez en photo un véritable croyant à un moment où il est en très mauvaise posture, vous concluriez hâtivement avoir affaire à un parfait hypocrite. Heureusement, Dieu ne juge pas ainsi. Il laisse croître, car ce qui distingue le vrai du faux et dissipe toute confusion réside dans la croissance de l’un et de l’autre.
Si l’on te demandait : blé ou ivraie ?Tu dirais probablement blé sans hésiter, n’est-ce pas ?Mais suffit-il de le dire ? Où en es-tu réellement dans ton rapport avec le Maître de la ferme ?Jusqu’à quel point ce rapport a-t-il évolué ?
Sois abondamment béni(e) !
Samedi, 25 avril 2026 — Freddy S.

