« Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla au-devant de lui, tandis que Marie se tenait assise à la maison. Marthe dit à Jésus : Seigneur, si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort. »
Jean 11.20-21
Si tu eusses été ici …
L’histoire de la résurrection de Lazare pourrait arracher des larmes tant elle est émouvante et riche en émotions. On passe de la tristesse des cœurs les plus meurtris par un deuil à l’émerveillement sans voix devant un avant-goût extraordinaire du triomphe de la vie sur la mort.
L’histoire débute avec Lazare, un ami de Jésus qui tombe gravement malade. Ses deux sœurs, Marie et Marthe, se font un sang d’encre. On est à Béthanie et Jésus, qui n’est pas tout près, est appelé à l’aide. Malencontreusement, il n’intervient pas tout de suite (Jean 11.2). Mais il est précisé dans le récit que Jésus aime cette famille en détresse (V.3,5). Ce n’est donc pas par pur caprice qu’Il se fait attendre. Il avait à faire (Jean 10.40-42) et Il aura encore à faire. Tout est sous contrôle. Mais du point de vue de Marie et de Marthe, le pire était arrivé : en l’espace de deux jours d’attente fatidique, leur frère n’a pas survécu. Jésus n’était pas là et c’est le monde qui s’écroule. Elles l’ont toutes les deux exprimé de la même manière : “Si tu eusses été ici, mon frère ne serait pas mort” (Jean 11.21,32).
Nous avons aussi souvent cette impression quand nous vivons des coups durs. Que nous soyons en butte à des difficultés personnelles ou à la misère multiforme du monde, nous sommes parfois si accablés qu’il nous vient naturellement l’envie de nous demander où est le Seigneur Jésus et ce que ça aurait été si Jésus avait été là, avec nous, en ces temps difficiles que nous traversons. Si seulement nous pouvions le voir arriver à tout moment et mettre fin à la souffrance, à l’injustice et à la mort. La Bible nous donne plus d’une certitude pour que nous ne vivions pas écrasés par le poids du chagrin et submergés par les flots de l’angoisse.
Ceux qui croient en Jésus ne sont pas seuls, livrés à leur sort. “Et voici, je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde” (Matthieu 28.20). Jésus, par Son Esprit, nous assure de Sa présence même si tout semble indiquer le contraire. Il n’y a pas de “si”. Par la foi, nous avons du Saint-Esprit la conviction surnaturelle de la présence invisible du Seigneur avec nous et en nous. Et il n’est aucune souffrance qui échappe à cette présence. Nous aimerions parfois en voir les signes visibles comme Marthe et Marie, mais Dieu veut avant tout nous apprendre à Lui faire confiance et Il honore toujours cette confiance.
Jésus reviendra et sa venue est proche. “Et voici, je viens bientôt” (Apocalypse 22.7). Nous marcherons un jour par la vue. En attendant, les difficultés de l’existence humaine ont ceci de particulier qu’elles nous font prendre conscience de la déchéance de notre monde en même temps qu’elles nous font ardemment désirer de notre Dieu que “Son règne vienne, que Sa volonté soit faite sur la terre comme au ciel”.
Envisageons ce que serait le monde des hommes si Jésus y régnait physiquement, avec l’heureuse assurance qu’un jour le rêve deviendra réalité.
Sois béni(e) abondamment !
Dimanche, 09 février 2025 — Freddy S.

