« Il leur dit : « Quand vous priez, dites : ‘Notre Père céleste ! » »

Luc 11.2a

« Yahvé Avinu » ! Ce n’est pas seulement joli à dire, c’est vrai aussi. 

« Yahvé Avinu » se traduit par « Yahvé notre Père » en hébreu. 

Lorsque nous étions adolescents, avant d’aller à l’école, il fallait toquer à la chambre des parents et se tenir devant eux pour demander « l’argent des beignets ». Pourquoi nos parents ne pouvaient-ils simplement pas poser notre argent de la semaine sur la table ? Pourquoi fallait-il que l’on soit tenu de se mettre debout pour dire : « Bonjour maman… » et «…je pars déjà ». Pourquoi répéter ce schéma jour après jour ? Le fait pour certains d’avoir un revenu quotidien, et non pas mensuel, en fonction de leurs activités (les commerçants par exemple), justifie-t-il à lui seul cette routine ? Pas du tout ! Il y a le besoin pour le parent, de voir son enfant au réveil. De le voir dès le matin, et de s’assurer de sa bonne santé et de son bien-être avant de le perdre de vue toute la journée et se rendre sereinement à son lieu de travail. Échanger deux mots, donner une information ou une instruction, demander « comment ça va », voir la mine de son enfant, vérifier que son vêtement n’est pas froissé, que ses cheveux sont bien peignés, que ses chaussures sont bien cirées, que les couleurs sont bien harmonisées, comme ma maman et son scanner des yeux. Les parents profitent de chaque occasion pour s’assurer que tout est normal, que rien ne leur échappe, que leurs soins et influence sur leur progéniture demeurent. 

Pourquoi Dieu voudrait-il moins que ça ? Lui qui, plus que nos parents terrestres, est Notre Père céleste (Matthieu 7.11). Lui qui va encore plus loin dans le détail, comptant les cheveux sur nos têtes et sachant combien, chaque jour, on en perd. Se tenir devant Lui au réveil pour dire : « Donne-nous aujourd’hui notre pain de ce jour » (Matthieu 6.11) c’est admettre notre dépendance de Lui ; c’est reconnaître que nous sommes ses enfants et qu’Il a autorité sur nous; c’est avoir conscience que nous avons besoin de Lui et qu’Il est la source de tout ; c’est Lui permettre de nous voir, de nous parler, de nous informer, de nous donner des instructions, de nous demander « comment ça va ».

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 24 mars 2026 — Feel M.

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