« Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

Matthieu 16.19

Je me revois comme si c’était hier, le jour où mon père a décidé de me confier le double des clés de la maison. C’était une immense fierté, à mon jeune âge. Je me sentis immédiatement responsable et honoré de la confiance que mon père plaçait en moi. Je portai cette clé à mon doigt, signe visible pour mes amis que j’étais désormais libre de mes allées et venues – un jeune homme digne de confiance. C’était bien plus qu’un simple objet ; c’était un symbole d’autorité et d’acceptation. De même, le Seigneur nous adresse une parole d’une importance capitale : « Je te donnerai les clefs du royaume des cieux : ce que tu lieras sur la terre sera lié dans les cieux, et ce que tu délieras sur la terre sera délié dans les cieux. »

Cette déclaration de Jésus à Pierre n’est pas limitée à l’apôtre seul. Elle nous concerne, nous, disciples de Jésus, appelés par le Sauveur. Ayant accepté son salut, Il nous confie à notre tour une « clé » du royaume des cieux. Cette clé est la grâce de pouvoir partager le message du salut et de manifester le Royaume de Dieu. C’est l’autorité de faire connaître la Vérité. Celui à qui nous partageons ce message, et qui l’accepte, le Seigneur lui ouvre la porte du royaume.

La Bible nous met en garde : « La colère de Dieu se révèle du ciel contre toute impiété et toute injustice des hommes qui retiennent injustement la vérité captive. » Le Seigneur n’est pas satisfait lorsque, par peur ou par manque d’engagement, nous n’ouvrons pas cette porte à d’autres. Ne pas partager sa foi, c’est retenir la vérité captive. Partager sa foi ne se résume pas à organiser de grandes croisades ou à prêcher en public. Jésus nous enseigne que cette autorité se manifeste dans notre quotidien : « Car j’ai eu faim, et vous m’avez donné à manger; j’ai eu soif, et vous m’avez donné à boire; j’étais étranger, et vous m’avez recueilli. […] toutes les fois que vous avez fait ces choses à l’un de ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous les avez faites. » (Matthieu 25.35, 40). Nous avons le pouvoir, par la grâce de Dieu, d’apporter un sourire, de réconforter, de conseiller, de consoler ou d’édifier un collègue au bureau, un camarade à l’école, un voisin. Ces actes de charité, d’amour et de compassion sont des manifestations concrètes d’ouverture au Royaume des cieux.

Sois abondamment béni(e) !

Dimanche, 20 décembre 2025 —Hermas K.

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