« Il prêchait, disant: Il vient après moi celui qui est plus puissant que moi … il vous baptisera du Saint Esprit. »

Marc 1.7-8.

Laissons-nous encore émerveiller par toute la beauté du geste de notre Seigneur Jésus lorsqu’il consentit à descendre dans les eaux du fleuve de la vallée du Jourdain, dans le désert de Judée. Cette beauté est celle intérieure de l’humilité qui n’a jamais brillé autant que sur la face du Seigneur. Son baptême est l’une des occasions où Dieu a tenu à faire rayonner avec éclat les remarquables sentiments qui étaient en lui (Philippiens 2.5). Pour bien le comprendre, tournons-nous du côté de Jean le baptiseur lorsqu’il fit les déclarations de notre texte du jour. 

En premier lieu, « Il vient après moi celui qui est plus puissant que moi ». Imaginons-nous à la place du prophète. Nous sommes envoyés dans le désert baptiser d’eau et prêcher en vue de préparer le chemin du plus grand personnage de l’histoire, celui-là sur qui, suivant la Parole de Dieu, nous nous attendons à voir « l’Esprit descendre et s’arrêter… celui qui baptise du Saint-Esprit… le Fils de Dieu » en personne (Jean 1.33-34), existant en forme de Dieu » (Philippiens 2.6). Naturellement, l’idée que nous nous ferions de cet être extrêmement puissant ne peut qu’être haute et grandiose. Ce serait parfaitement justifié. Aucun superlatif ne serait de trop à cet effet, surtout quand on a reçu comme Jean une révélation unique, concernant ce divin Héros dont on a été désigné l’heureux messager. « Moi, je vous ai baptisés d’eau ; lui, il vous baptisera du Saint Esprit » (Marc 1.8). Remarquez que Dieu n’a rien révélé d’autre à Jean sur la façon dont le Messie ferait sa première apparition. Seul un signe, celui du Saint-Esprit, a été donné pour le reconnaître. Quelle entrée triomphale aurions-nous imaginée ? Certainement pas celle dont Jean Baptiste a été le témoin et le premier étonné. « Jésus vint de la Galilée au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui. Mais Jean s’y opposait, en disant: C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi, et tu viens à moi! » (Matthieu 3.13-14 ; Marc 1.9 ). 

Comme Dieu est déroutant ! Il n’en finit pas de nous surprendre. Il envoie son oint dans « une chair semblable à celle du péché » (Romains 8.3). Il le fait naître d’une de ses humbles servantes (Luc 1.38,48), dans une mangeoire  (Luc 2.7), dans une toute petite ville de Juda, Bethléem (Matthieu 2.7). Il en fait le fils d’un modeste charpentier et un charpentier lui-même (Matthieu 13.55 ; Marc 6.3). Jésus accepte volontiers cette humble condition. Il suivra sans broncher tout le parcours tracé par son Père céleste, y compris de la Galilée au Jourdain vers Jean, non pour y baptiser comme nous aurions pu nous attendre avec Jean, mais pour être baptisé. Nous sommes en présence de ce que les théologiens appellent un paradoxe. En réalité, l’incarnation de Jésus sur terre s’articule essentiellement autour de paradoxes qui mettent en avant une humilité à nulle autre pareille. Il était le Maître mais Il a été au milieu de ses disciples comme celui qui sert (Luc 22.27). Il s’est fait pauvre pour que nous soyons enrichis (2 Corinthiens 8.9). Le Prince de la vie a connu la mort pour nous donner la vie (Actes 3.5 ; Jean 10.10). Lui le Saint a été fait péché pour que nous soyons justice de Dieu en Lui (2 Corinthiens 5.21). Dans Marc 1.9, nous voyons celui qui baptise du Saint Esprit se faire baptiser par un simple homme. Ce que nous aurions trouvé humiliant dans notre orgueil, ce dont nous nous serions bien passés dans notre suffisance, Jésus y a pleinement consenti par amour pour Dieu, pour nous sauver (Hébreux 12.2). 

Sois abondamment béni(e) !

Vendredi, 05 décembre 2025 —Freddy S.

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