« Quand le pharisien qui avait invité Jésus vit cela, il se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est celle qui le touche et de quel genre de femme il s’agit, il saurait que c’est une pécheresse. »
Luc 7.39
Tout au moins
Bien que Jésus ne soit pas qu’un simple prophète, Simon, qui l’avait invité à sa table, remit en question sa qualité de prophète parce que Jésus avait laissé la femme pécheresse poser cet acte à son endroit (Ndlr : lire méditation précédente).
A Marie, en apparence sans péché, Judas avait reproché le coût excessif du parfum ; à la femme pécheresse, Simon reprochait sa souillure, sans se soucier du coût du parfum. En effet, à la différence de Judas, disciple de Jésus, Simon était pharisien. Il savait les honneurs qui étaient dû à un rabbi ou un prophète, et pourtant il ne fit rien de tel pour Jésus. Simon a enfreint plusieurs règles élémentaires du savoir-vivre en omettant de laver les pieds de Jésus (geste de politesse dû au port de sandales sur des chemins poussiéreux), de verser de l’huile sur sa tête et de lui donner le baiser de bienvenue. Peut-être s’estimait-t-il trop respectable en tant que pharisien, plus important que Jésus du moins, et chercha-t-il à le lui faire sentir ? La femme pècheresse elle, déversa d’abondantes larmes et un parfum coûteux sur les pieds de Jésus, sans avoir peur de les embrasser.
Ce que Simon aurait dû faire, c’est la femme pécheresse qui l’a fait, et bien mieux. Jésus ne manqua pas de le lui faire savoir (Luc 7. 40-49). C’est donc elle, l’humble prostituée pleine de reconnaissance qui fut pardonnée, et non le chef religieux rempli de préjugés et de condescendance. Au lieu de remettre en question l’identité de Jésus, Simon, l’expert religieux qui étudiait et enseignait la Loi de Moïse, aurait dû avoir à l’esprit la prophétie d’Esaïe, et toutes les autres, sur la mission du Messie.
Es-tu abîmé(e) par l’iniquité ? Malade du péché ? Jésus-Christ est précisément venu sur la terre pour toi. Viens à ses pieds comme la femme pécheresse. C’est tout ce que tu as à faire, et d’enfant des ténèbres, tu deviendras enfant de lumière.
Et à toi chrétien, attention à la connaissance des écritures que tu as et à l’orgueil que peuvent cacher tes œuvres. Donne à Jésus sa place. Tout est grâce, et tout pécheur a droit à la grâce. C’est le sens même de la croix.
Sois abondamment béni(e) !
Jeudi, 09 juillet 2026 — Feel M.

