« Jésus, prenant la parole, leur dit : Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance des justes, mais des pécheurs. »

Luc 5.31-32 

Un jour, Jésus se retrouve chez un nommé Lévi. Ce dernier donne un grand festin en son honneur, et plusieurs publicains ainsi que d’autres personnes sont à table avec eux. Alors, les pharisiens et les scribes commencent à murmurer. Ils demandent aux disciples : « Pourquoi Jésus et les siens mangent-ils et boivent-ils avec les publicains et les gens de mauvaise vie ? » Jésus répond simplement : « Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades. Je ne suis pas venu appeler à la repentance les justes, mais les pécheurs. »

Le terme « malade » (kakos) désigne ici quelqu’un de misérable, un impropre, traité injustement. Un malade, c’est quelqu’un qui vit dans la pauvreté, quelqu’un de pitoyable, de triste. C’est une personne dont on parle mal, qu’on insulte, qu’on frappe ou qu’on traite avec cruauté. C’est quelqu’un de tourmenté.

Et le « pécheur » (hamartolos) ? C’est un être attaché au péché, non libéré de ses fautes, quelqu’un de mauvais ou méchant. Il fait référence aux hommes mauvais, aux percepteurs d’impôts, aux païens, à ceux qui sont pris dans les vices ou les crimes. Les publicains, en particulier, étaient détestés par tous : Juifs et nations voisines, à cause de leur travail rude, de leur avarice et de la tromperie avec laquelle ils percevaient les taxes.

Jésus aurait pu simplement dire qu’il est venu pour les pêcheurs, sachant que, lorsque les scribes et pharisiens parlent de publicains et de gens de mauvaise vie, ils les mettent tous dans la catégorie de « pécheurs ». Mais Jésus souligne d’abord que ce sont les malades qui ont besoin de médecins, pour indiquer que tout pécheur est malade, et que tous les hommes à la naissance sont pécheurs, donc malades. En réalité, même la maladie physique n’est que la conséquence du péché. 

Le péché a fait de nous des êtres misérables, impropres, pitoyables et tristes. Nous souffrons à cause de nos propres fautes, mais aussi de l’injustice des autres. Tout cela fait de nous des malades qui ont besoin de médecin. Et s’il y a bien quelqu’un capable de nous guérir, c’est Jésus-Christ. Il est le spécialiste des spécialistes, réglant chaque cas avec une telle précision qu’un Saül persécuteur peut devenir un Paul rempli de l’amour de Dieu, prêt à donner sa vie pour le salut des autres.

Sois abondamment béni(e) !

Samedi, 25 octobre 2025 — Kevine P.

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