« Son père Zacharie fut rempli du Saint-Esprit et prophétisa en ces termes : « Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël, parce qu’il a visité et racheté son peuple. Il nous a donné un puissant Sauveur dans la famille de son serviteur David. »
Luc 1.67-69
Silence… écoute la voix du Seigneur !
Le premier chapitre de l’évangile selon Luc est très souvent utilisé pour mettre en lumière la différence d’attitude entre Zacharie et Marie ; deux manières de réagir face à l’annonce par l’ange Gabriel des naissances respectives de Jean Baptiste et de Jésus. D’une part le doute et l’incrédulité de Zacharie – malgré son statut de prêtre du temple, d’homme pieux et juste-, car il estimait que lui et sa femme Elisabeth étaient tous deux avancés en âge ; et d’autre part l’obéissance et la foi de Marie qui se déclara servante du Seigneur, acceptant ainsi d’être son instrument, et qui exprima son acceptation totale de la volonté divine avec humilité.
Ces deux événements parallèles nous rappellent que nos choix et nos réactions face à la volonté divine peuvent avoir de lourdes conséquences, d’où l’importance de la foi en Dieu, y compris face à ce qui semble impossible. Mais intéressons-nous davantage aujourd’hui au mutisme temporaire de Zacharie jusqu’à la naissance de Jean Baptiste. Lorsque Marie est restée chez Élisabeth, elle a été témoin de bien plus que la naissance d’un enfant ; elle a été témoin de l’accomplissement de la promesse de Dieu de la manière la plus humble qui soit. La naissance de Jean n’était pas seulement l’arrivée d’un bébé dans une famille, c’était l’appel d’une famille à une mission.
La voix de Zacharie fut rétablie après des mois de silence, et ses premiers mots furent des paroles de louange. Son silence avait été un temps de réflexion, un cheminement de foi qui l’avait préparé à prononcer des paroles de vérité et de prophétie. Il aurait pu faire sombrer son cœur dans « la caverne de murmures », ruminer son mécontentement, nourrir des plaintes silencieuses et mûrir secrètement la jalousie envers Marie, mais non. Il a choisi d’écouter la voix du Seigneur et d’accepter avec humilité l’accomplissement de la promesse, comme rapporté dans le verset 64 « Immédiatement sa bouche s’ouvrit, sa langue se délia, et il parlait et bénissait Dieu ». Il est absolument clair que cette période de silence a transformé Zacharie. Le doute et l’incrédulité ont laissé place à la foi et l’obéissance. Combien de fois considérons-nous les retards ou les « moments de silence » comme des obstacles plutôt que comme des occasions d’écouter et de grandir ? Comme Zacharie, nos moments d’attente peuvent nous préparer à un but plus grand si nous les abordons avec foi.
Marie a été témoin de la naissance de Jean-Baptiste, le prophète choisi pour préparer la voie à Jésus. La voix de Zacharie ayant été rétablie, la famille a célébré la promesse accomplie de Dieu, nous montrant ainsi le pouvoir d’attendre fidèlement le moment choisi par Dieu.
Aujourd’hui, demande-toi comment Dieu te prépare dans les temps d’attente. Pense aux mots d’espoir que tu pourras apporter aux autres lorsque l’attente sera terminée. Prends un moment pour réfléchir aux périodes de silence dans ta vie. Ces moments de calme sont peut-être ceux pendant lesquels Jésus œuvre en toi pour te préparer à quelque chose d’important. Prie pour avoir la patience et un cœur ouvert afin d’écouter ses conseils et comme le silence de Zacharie a conduit à une louange, tu exprimeras aussi ta reconnaissance à Dieu pour l’accomplissement de ses promesses.
Sois abondamment béni(e) !
Samedi, 09 août 2025 — Claude B.

