« Jésus dit au chef de synagogue : « N’aie pas peur, crois seulement. »
Marc 5. 36
Jusqu’au bout de l’épreuve (2)
Jésus parlait encore à la femme à la perte de sang (Marc 5.34) quand des gens arrivèrent de chez le chef de la synagogue et lui dirent : « Ta fille est morte. Pourquoi déranger encore le maître ? » Dès qu’il entendit cette parole, Jésus dit au chef de synagogue : « N’aie pas peur, crois seulement. »
A cet instant précis, Jésus ne s’adresse pas à la foule qui continue de le presser, il ne s’adresse pas à ses disciples, il ne s’adresse même pas aux gens qui ont porté cette mauvaise nouvelle. La seule personne à qui il s’adresse, c’est à Jaïrus. Pour Jésus, ce n’est pas important si les autres qui tentent de faire abandonner le combat à Jaïrus ne croient pas ou ne voient pas plus loin que la situation. En réalité, ils ne le font pas de mauvaise foi. Ils sont probablement tristes pour lui. C’est juste qu’ils sont aussi réalistes.
Franchement, qui peut le leur reprocher ? Pas Jésus qui savait cette situation humainement irréversible. Mais le plus important pour Lui, c’était que Jaïrus continue de croire parce que c’était son combat à lui et pas celui des autres. La suite de l’histoire est écrite : Jésus, arrivé à la maison du deuil, prit la petite fille par la main, et lui ordonna de se lever. Quelle joie pour son père Jaïrus. Jésus aurait pu faire ce miracle autrement, juste par la parole par exemple, mais il a choisi de faire comme Jaïrus s’était imaginé, en utilisant ses mains d’abord et la parole ensuite. Une façon de lui dire qu’il a eu raison de demander et de croire. Jésus a encouragé Jairus avant d’aller ressusciter sa fille.
L’amour de Dieu est grand pour nous sauver, mais sa compassion est aussi grande pour nous fortifier jusqu’à ce que nous voyions sa grâce se manifester. La situation de Jaïrus était désespérée. Il est allé vers Jésus chercher du secours, et au moment où le maître se lève pour lui et marche à ses côtés, la situation empire. Paradoxe ? Pourtant cela va davantage servir à révéler la gloire de Dieu.
Jésus est encore capable de le faire pour nous aujourd’hui. Dans notre fragilité humaine, il nous donne la force de l’Esprit Saint pour nous aider à tenir jusqu’au bout de l’épreuve. Jaïrus n’a pas dit à Jésus de laisser tomber comme ses contemporains le lui ont suggéré. Il s’est laissé fortifier par les paroles du maître, pour croire qu’au plus fort de l’épreuve, Jésus était avec lui pour lui donner la victoire.
Peu importe la situation que tu traverses, même si tu as l’impression qu’elle s’aggrave alors que tu appelles Jésus à l’aide, garde la foi. Ecoute sa voix qui te dit : « N’aie pas peur, crois seulement ». Même si la réalité t’effraie, accroche-toi à Lui qui est plein d’amour et de compassion pour te fortifier et te donner la victoire. Il est à tes côtés. Toi, continue de marcher comme Jaïrus.
Sois abondamment béni(e) !
Vendredi, 13 février 2026 — Feel M.

