« Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. »

1 Thessaloniciens 5.18

Lors de la campagne de promotion d’un de ses films, Keanu Reeves, en prenant le micro, a délivré un discours qui a laissé plus d’un sans voix. Son propos se cantonnait essentiellement à remercier ses collègues et toute l’équipe de production. S’il avait le rôle principal du héros dans le film, il ne tenait pas à ce qu’il en soit également ainsi dans la vraie vie. Sous le feu des projecteurs, il mettait en lumière les autres. La gratitude est une des plus belles leçons de vie. Je l’ai également apprise de grand-mère Martine. Quand vous lui donniez quelque chose, quelle qu’en soit la taille, l’épaisseur, la consistance, la valeur, elle vous disait inlassablement merci, tantôt en battant joyeusement et ardemment des mains, tantôt en levant vigoureusement le doigt vers le Ciel. 

La Bible nous exhorte à ne jamais tarir de remerciements envers Dieu. En effet, non seulement Il est le Seigneur à qui nous, créatures devons l’adoration mais aussi « Les bontés de l’Éternel ne sont pas épuisées, ses compassions ne sont pas à leur terme ; elles se renouvellent chaque matin. Oh ! que ta fidélité est grande ! » (Lamentations 3.22-23). Les raisons de rendre grâce ne manquent pas et ne manqueront jamais. C’est une garantie sûre et certaine. En toutes choses, il y aura toujours de quoi lever le doigt vers le ciel ou claquer les mains, en disant merci la bouche en chœur. Sinon l’exhortation de Paul aux fidèles de Thessalonique serait parfois incongrue. Dieu ne nous demande pas de nous forcer à dire merci mais Il nous invite à réfléchir profondément aux situations même difficiles comme le deuil, dans lesquelles nous nous trouvons, à la recherche de sujets d’actions de grâce qu’elles recèlent malgré tout. Bien entendu seul un croyant peut s’en donner la peine parce qu’une conviction profonde « que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein. », l’habite (Romains 8.28). Comme l’exprime John Piper, le détour avec Dieu en vaut toujours la peine. Celui qui est étranger à la vraie foi en revanche dira facilement « tout ce que Dieu fait est bon » sans mesurer les implications d’un tel propos au cœur de la détresse des autres, peut-être jusqu’à ce que lui-même en paie les frais. Là, il pourrait demander : « En quoi dans la difficulté ou l’épreuve que je traverse, tout ce que Dieu fait est bon ? »

Le croyant peut lui aussi avoir des moments de doute et s’interroger sur les motifs pour lesquels rendre grâce dans la tourmente. C’est là que la communion avec son Seigneur intervient favorablement. « Priez sans cesse », tel est le passage qui précède le texte du jour (1 Thessaloniciens 5.17). Si nous avons l’habitude de nous adresser au Seigneur, nous pourrons Lui demander l’aide, la consolation et les raisons dont nous avons besoin pour éprouver de la reconnaissance envers le Dieu bon, compatissant et fidèle qu’Il est. Il nous éclairera de sa lumière et fera briller l’espoir dans nos cœurs. Si nous sommes éplorés, nous nous rappellerons peut-être les bons moments passés avec les nôtres partis, leurs bienfaits à notre égard, la joie de leur simple présence. Ou nous verrons probablement les bontés du Seigneur envers nous, envers ceux qui nous entourent et que nous côtoyons encore dans le monde des vivants, à travers qui nous recevons un soutien supplémentaire de sa part. Ou nos regards seront tournés vers un avenir éternel où  « Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus ; il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni douleur, car les premières choses ont disparu » (Apocalypse 21.4).

Sois abondamment béni(e) !

Dimanche, 30 novembre 2025 —Freddy S.

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