« Ne te vante pas du lendemain, car tu ne sais ce qu’un jour peut enfanter. »

Proverbes 27.1

Ce verset a tendance à me ramener au récit biblique de l’homme riche, le riche insensé. C’était un homme avec beaucoup de richesses. Il avait passé une grande partie de sa vie à labourer, et sa récolte fut tellement abondante que ses greniers ne pouvaient la contenir en totalité. Il se dit qu’il ferait mieux d’en construire de plus grands pour y mettre toute sa récolte, afin de pouvoir profiter pleinement de sa vie, manger, boire, se réjouir chaque jour sans souci.

Seulement, il avait oublié que pour se réjouir, manger, et boire à volonté, il fallait avoir la vie, et celle-ci, en revanche, dépend de Dieu. Le soir venu, dans son sommeil, le Seigneur lui dit : « Insensé, cette nuit même ton âme te sera redemandée. Et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il ? » (Luc 12.16-20).

Cette parabole, ce verset, nous enseigne sur la vanité des choses terrestres, sur le fait qu’il ne sert à rien de s’inquiéter en permanence pour des choses que nous laisserons sur la terre. En outre, il nous montre combien l’homme est impuissant lorsqu’il est question de la vie et de l’avenir.

Nous nous vantons parfois d’être brillants, intelligents, etc. Nous devenons orgueilleux lorsque nous évoluons dans nos études, notre travail. Nous planifions le lendemain dans les moindres détails, oubliant que cela ne sera possible que si Dieu le permet. Le contexte socio-économique, une pandémie, une maladie, la disette, ou encore la mort, sont autant d’imprévus qui peuvent freiner ou stopper tous nos projets. Nous n’avons pas le contrôle sur ce qui peut se passer en vingt-quatre heures, à plus forte raison le lendemain. Alors, soyons humbles, sachant que le Seigneur fait grâce aux humbles et résiste aux orgueilleux (Jacques 4.6).

Nous pouvons accomplir de grandes choses avec nos capacités physiques et intellectuelles. Toutefois, l’exercice de ces capacités dépend de la vie et de la santé, de notre survie aujourd’hui. C’est la raison pour laquelle Salomon dira : « Il n’y a de bonheur pour l’homme qu’à manger et à boire, et à faire jouir son âme du bien-être au milieu de son travail ; mais j’ai vu que cela aussi vient de la main de Dieu » (Ecclésiaste 2.24).

Le lendemain est tellement incertain. Mais s’il y a une chose qui est certaine, c’est la suivante : Que cette vie terrestre s’arrête aujourd’hui, demain ou dans plusieurs années, il y a bien une autre vie après la mort. Aujourd’hui, il y a deux chemins : un qui conduit à la mort, une éternité dans la fournaise ardente où il n’y a que pleurs et grincements de dents (Matthieu 13.42) ; et un autre chemin qui conduit à la vie éternelle, et ce dernier chemin est en Christ (Jean 10.10).

Oui, c’est une certitude. Et c’est cette certitude qui permet à ceux qui sont en Christ, qui sont devenus enfants de Dieu, de regarder l’avenir avec espérance, et de sourire. Car ils savent que même si cette vie s’arrête aujourd’hui ou demain, ce ne sera que pour laisser place à une vie meilleure. Le bios (la période de vie sur terre, les richesses et plaisirs de cette vie) laisse place au zoé (la vie éternelle). 

Sois béni(e) abondamment !

Dimanche, 11 mai 2025 — Kevine P.

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