« Mieux vaut le chagrin que le rire, car malgré un visage triste le cœur peut être content. »

Ecclésiaste 7.3

Ouistiti c’est le nom d’un singe arboricole qui vient de l’Amérique du sud, notamment des forêts tropicales du Brésil. Il est connu pour sa petite taille, son agilité et sa sociabilité. Doté d’une capacité de communication complexe, il utilise une variété de vocalisation pour interagir, typique des humains, des dauphins et des éléphants. Saviez-vous que c’est à lui qu’on doit le mot classique qu’on dit pour garder le sourire sur une photo. En disant « ouistiti », un peu comme « cheese » en anglais, on ouvre la bouche et on étire les lèvres, ce qui donne une expression naturelle de sourire. Il n’y a cependant aucun lien profond entre l’animal et les photos, tout comme parfois il n’y aucun lien profond entre le sourire fait devant caméra, délibérément feint et notre humeur hors caméra, avant ou après la joyeuse prise de vue. 

C’est encore plus vrai des moments de fou rire que nous capturons dans nos appareils, publions sur les réseaux sociaux et la situation réelle et permanente dans laquelle nous vivons, faite d’anxiété, de frustrations, de contrariétés, de susceptibilités et d’insatisfaction profonde. Mais « l’homme regarde à ce qui frappe les yeux. » (1 Samuel 16.7). On aime paraître parce qu’on sait que les hommes se fient facilement aux apparences. On dissimule quelques fois derrière les apparitions lumineuses sur les stories, posts, vidéos etc., le désir d’attirer les regards et d’y susciter de l’envie, comme si on avait besoin de prouver au monde qu’on est heureux et à quel point on l’est. Entendons-nous, en soi il n’y a rien de mal à figer dans le temps, en un clic, nos instants de bonheur et de les partager avec des proches, voire de simples connaissances, pourvu que ne s’y glisse pas un penchant inavoué pour le « m’as-tu-vu ». Or, nous avons malheureusement tous ce penchant que nous soyons photogéniques ou non. Qui n’a jamais voulu, à un moment donné, se donner l’image d’une personne importante, heureuse et épanouie qui cache bien une souffrance, une misère, un regret, une honte, une déception, un mal être ? Qui n’a jamais de toute sa vie voulu en mettre plein la vue, dans le seul espoir de s’attirer des commentaires élogieux ou envieux ? 

La vérité c’est que cette tendance commune est navrante et déprimante au fond. « Même dans le rire, le cœur peut être affligé, et la joie peut finir par la tristesse. » (Proverbes 14.13). Nous le savons par une conscience réglée par Dieu, quand nous feignons d’être ce que nous ne sommes pas, quand nous trompons les regards sur ce que nous ressentons réellement, quand nous voilons derrière nos éclats de rire, un immense chagrin. Il n’y a pas que les célébrités dont la vie à l’abri des regards est un chaos ou d’un ennui mortel, mais qui se sentent obligés de jouer des personnages tout sourire, rayonnant de bonheur. 

Contrairement à l’homme, « l’Éternel regarde au cœur. » (1 Samuel 16.7). Il voit cette tristesse que nous voulons cacher et Il veut de nous que nous soyons sincères. Ne croyons pas que nous pouvons si facilement évacuer cette tristesse par des éclats de bonheur factices, au risque de nous tromper nous-mêmes. Assurément il y’a de quoi être triste ! Nous vivons dans un monde déchu marqué par le péché et la mort. Nous y jouons, y avons joué, une part active. « Malheur à vous qui riez maintenant ! car vous serez dans le deuil et dans les larmes. » (Luc 6.25). Jésus qui l’a dit, n’est pas contre le rire mais nous met en garde contre le rire insouciant et moqueur qui veut ignorer une affliction en particulier, celle dont le péché devrait être la source. David a dit « je reconnais mes transgressions, et mon péché est constamment devant moi. » (Psaume 51.3). Que nous le voyons ou pas, le nôtre est aussi constamment devant nous ! Mais il nous est avantageux de le regarder en face, de l’avouer et d’en éprouver de la tristesse. Dieu désire cette tristesse en particulier. Elle est salutaire. « En effet, la tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort. » (2 Corinthiens 7.10). Quant aux afflictions d’autres sources, y compris celles qui peuvent faire tomber dans la dépression, Il veut que nous les Lui confions. Il désire répandre une joie véritable et ineffable dans nos cœurs en souffrance. Il veut y apporter le contentement et une authentique satisfaction. « Ne vous affligez pas, car la joie de l’Éternel sera votre force. » (Néhémie 8.10).

Sois béni(e) abondamment !

Vendredi, 02 mai 2025 — Freddy S.

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