« Ce Dieu, dans les âges passés, a laissé toutes les nations suivre leurs propres voies, quoiqu’il n’ait cessé de rendre témoignage de ce qu’il est, en faisant du bien, en vous dispensant du ciel les pluies et les saisons fertiles, en vous donnant la nourriture avec abondance et en remplissant vos cœurs de joie. »
Actes 14.16-17
Sacrée pluie !
Je me rappelle un jour particulier où il avait plu des cordes. Impossible de sortir, de faire une randonnée ou des courses. En anglais désuet, on aurait dit qu’il « pleuvait des chiens et des chats », et il semble, à priori, que ces animaux ne soient pas les meilleurs amis du monde. Pas plus que ne le sont pour nous les « hallebardes » dont on emploie l’image pour signifier en français qu’il pleut à verse. Pourtant, en ce jour mémorable, cette pluie torrentielle s’était révélée bienfaisante pour une connaissance dans l’urgence de déposer un dossier de candidature à une faculté. Sans cette « eau du Ciel », elle serait arrivée beaucoup trop tard, car c’était l’heure de fermeture. Heureusement pour elle, le personnel, coincé par la pluie, s’était retrouvé à effectuer, bon gré mal gré, des heures supplémentaires. Dieu était intervenu favorablement par une circonstance apparemment défavorable. Je l’ignorais jusqu’à ce que la petite histoire soit racontée.
Ce genre d’événements nous rappelle des vérités bibliques incisives, réconfortantes et exaltantes. Dieu est bienveillant et ne fait rien au hasard. Rien n’échappe à son contrôle. Nous pouvons donc être sûrs que même nos désagréments les plus banals poursuivent un but… un but qui souvent nous dépasse. Car, reconnaissons-le, si nous voulons des circonstances favorables, elles doivent d’abord l’être pour nous. Ne dit-on pas que « charité bien ordonnée commence par soi-même » ?
Cependant, Dieu, puisqu’Il est la source de cette charité, ne voit pas les choses ainsi. Il nous exhorte à changer d’état d’esprit : “ Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux, car c’est la loi et les prophètes ” (Matthieu 7.12). Tel est l’enseignement de Jésus qui révèle que l’intérêt des autres doit primer sur le nôtre (1 Corinthiens 10.24). C’est cela qui rend véritablement heureux, car “ il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ” (Actes 20.35).
Revenons à l’anecdote : quel émerveillement d’apprendre que le Seigneur faisait du bien à quelqu’un d’autre, ailleurs, dans la plus grande discrétion. Par égoïsme, nous voulons qu’une abondante pluie cesse, à moins que nous ne soyons cultivateurs, sans songer qu’elle répond à un besoin ailleurs. Mais Dieu le sait, et heureusement qu’Il est le seul Souverain. Il fait bien plus que démontrer Sa bonté par les pluies et les saisons fertiles qu’Il alterne au gré des besoins. Cette bonté vise à attirer notre attention sur le Créateur et Bienfaiteur de tous, pour que nous reconsidérions nos voies et acceptions Son Fils Jésus comme Seigneur et Sauveur. Nos cœurs sont le terrain qu’Il veut arroser de Sa bienveillante pluie, pour qu’y germe le salut.
Apprenons à discerner les œuvres de Dieu à travers les temps et les saisons. Sachons Lui en être reconnaissants par pure charité et prions pour qu’Il en pleuve autant sur les cœurs. Prions pour que tombe la pluie bienveillante de la grâce divine !
Sois béni(e) abondamment !
Vendredi, 17 janvier 2025 — Freddy S.

