« Si tu traverses les eaux, je serai avec toi; Et les fleuves, ils ne te submergeront point; Si tu marches dans le feu, tu ne te brûleras pas, et la flamme ne t’embrasera pas. »

Ésaïe 43.2

Il y a des personnes qui refusent de se donner à Christ et de vivre pleinement pour lui, parce qu’elles ont peur des épreuves, peur des temps difficiles. Elles se disent que celui qui obéit au Seigneur souffre beaucoup, car « le malheur atteint souvent le juste » (Psaume 34.19). Mais nous nous sommes arrêtés à ce seul aspect, au point de créer un climat de peur tel que nous n’osons plus aller plus loin avec le Seigneur, trouvant Pierre fou d’avoir marché sur les eaux en pleine tempête sur simple appel de Jésus.

Pourtant, ce psaume ne met pas en avant la souffrance ou le malheur, mais le secours de l’Éternel. Oui, souvent le juste connaît le malheur, cela arrive. Mais ce qui est certain, c’est que la délivrance du Seigneur est toujours pour lui.

Lorsque Jésus dit à ses disciples : « Allons de l’autre bord », ils font face à une tempête violente. Qu’aurions-nous dit à la place des disciples ? « Ah, on savait qu’on n’aurait pas dû le suivre, en plus il dort ! » « On savait que suivre Jésus était risqué, maintenant le diable a mis l’œil sur nous et nous attaque ! » Ces raisonnements nous plongent dans une atmosphère de peur.

Que dirions-nous si nous étions à la place de nos frères qui souffrent la persécution dans le monde ? Car oui, il y en a qui souffrent réellement pour leur foi, mais tiennent fermes. Réfléchissons un instant. Si marcher avec Jésus n’était qu’une vie de souffrance sans espérance, pourquoi des hommes et des femmes persévèrent-ils, malgré la violence de la persécution ? Parce qu’ils ont regardé au-delà de la réalité visible.

Par ailleurs, nous avons parfois cru que celui qui se donne à Dieu ne connaîtra que souffrance et douleur, sans voir au-delà. Mais en pensant ainsi, nous croyons implicitement que le diable a plus d’autorité que le Dieu Tout-Puissant, et nous oublions que nous sommes entre les mains du Seigneur, celui qui a reçu le nom au-dessus de tous les noms, devant qui tout fléchit, sans exception.

Ce jour-là, alors que les disciples voyaient la mort venir, celui qui les avait appelés à aller de l’autre bord se leva et réprimanda le vent, calmant la tempête (Matthieu 8.23-27). Il démontra ainsi que lorsqu’il nous appelle, il nous conduit exactement là où il a dit qu’il nous mènerait. Cet « autre bord » est l’image même de la félicité éternelle dans la gloire du Père.

Jésus-Christ a prouvé qu’il est au contrôle de tout, et que rien ne lui échappe. Mais cela ne signifie pas qu’il n’y aura ni feu, ni vent, ni tempête. Cependant, une chose est certaine : il règne au milieu de la tempête, et son secours est assuré pour tous ceux qu’il a justifiés, ceux qui ont cru en lui et se sont totalement abandonnés entre ses mains.

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 18 décembre 2025 —Kevine P.

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