« Jeune homme réjouis toi pendant les jours de ta jeunesse, livre ton cœur à la joie pendant les jours de ta jeunesse, marche dans les voies de ton cœur et selon le regard de tes yeux, mais sache que pour tout cela Dieu t’appelle en jugement […] Mais souviens toi de ton créateur les jours de ta jeunesse. »

Ecclésiaste 12.1-3

Ces versets sonnent comme un avertissement, une alarme qui doit pousser les jeunes à une remise en question, à un examen honnête de soi devant Dieu. Car, si ce n’est pas fait aujourd’hui, des regrets peuvent s’en suivre. En effet, la jeunesse passe, et avec, les conséquences de choix de vie destructeurs. Plus que des “regrets” à l’âge de la vieillesse, il peut arriver qu’il soit trop tard après la mort, face à l’examinateur Suprême, Dieu lui-même. Il sera alors impossible de remonter le temps.

C’est aujourd’hui qu’il faut se demander si nous sommes en mesure d’assumer nos choix de jeunesse devant Dieu. Ces choix, fruits des désirs de notre cœur, de la convoitise de nos yeux, à l’opposé de la volonté de notre créateur, nous ont souvent conduit tout droit au péché. Et lorsqu’on y demeure volontairement, en comptant sur la grâce, nous oublions que celui qui est notre Avocat aujourd’hui, Jésus, sera demain le Juge, le Christ glorifié.

Si le jugement avait lieu maintenant, si le Seigneur te rappelait à lui en ce moment précis, penses-tu être de ceux qui se réjouiront dans les cieux ? On se dit très souvent qu’on est jeune, plein d’énergie, avec des rêves plein la tête. On se projette dans l’avenir comme des insensés, oubliant que le lendemain n’est pas entre nos mains. Au lieu de regarder avec nos yeux pour convoiter, regardons plutôt autour de nous. Voyons ces jeunes qui semblaient prédestinés à un avenir plus brillant que le nôtre et qui pourtant sont morts.

Tu as la grâce d’être encore parmi les vivants, de pouvoir entendre le Seigneur t’interpeller sur tes choix de vie. Il te dit : « Crains Dieu et observe ses commandements. C’est là ce que doit faire tout homme, car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal. » Et même si tu ne sais pas comment Lui être agréable, même si tu te trouves indigne à cause de tes péchés, sache que Jésus est le chemin, la vérité et la vie (Jean 14.6), c’est Lui qui te conduit au Père, et te fait paraître saint devant Lui ; c’est Lui qui t’apprend à marcher selon sa volonté parfaite.

Si, une fois sur terre, comme nous, Jésus s’était dit « je vis ma vie », que serait-il advenu du salut de l’humanité ? Moi, je sais que je serais perdu s’il n’avait pas renoncé à son trône de gloire pour moi, s’il n’avait pas donné trente-trois ans de sa vie sur terre pour me sauver, et me réconcilier avec Dieu. 

Si Jésus a pu tout sacrifier pour nous, s’il a choisi de venir dans le ventre de Marie, de grandir parmi les hommes, de se consacrer à eux tous les jours de sa vie terrestre, pourquoi lui refuser notre jeunesse, notre vigueur, alors qu’au final c’est pour notre bien ? 

Aujourd’hui nous sommes beaux, jeunes, mais demain nous serons vieux, marqués par les rides, si Dieu nous en fait la grâce. Mais surtout, un jour, nous serons devant Lui pour rendre compte de la manière dont nous aurons vécu notre jeunesse. Et là, nous réaliserons que cette vie que nous appelions « nôtre » ne nous a, en réalité, jamais appartenu. Elle est au Créateur à qui nous devons des comptes.

Sois béni(e) abondamment !

Mardi, 13 mai 2025 — Kevine P.

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