« Si vous voulez vivre, c’est le Seigneur que vous devez chercher »
Amos 5.6
Le cherches-tu vraiment ?
Dans ce passage tiré du livre d’Amos (éleveur de troupeaux qui a été appelé par Dieu pour parler de sa part), le Seigneur envoie Amos dire au peuple d’Israël : « Si vous voulez vivre, c’est moi que vous devez chercher. » Mais ce qui retient particulièrement mon attention, c’est lorsqu’il dit : « Mais ne cherchez pas au temple de Béthel. N’entrez pas au lieu sacré du Guilgal. Ne passez pas à celui de Berchéba. Oui, les gens de Guilgal seront déportés, et Béthel, la maison de Dieu, deviendra maison des faux dieux. » (Amos 5.4-5)
Ces lieux que l’Éternel cite sont des lieux sacrés. Béthel, par exemple, fut connu comme l’endroit où Dieu se révéla à Jacob au moyen d’un songe dans lequel il voyait les anges monter et descendre sur un escalier, l’Éternel lui-même se tenant tout en haut. Ce fut après ce songe que Jacob nomma ce lieu Béthel, c’est-à-dire Maison de Dieu (Genèse 28.10-22). Mais voici que le Seigneur, en avertissant Israël des malheurs à venir, leur dit de ne pas le chercher ni à Béthel, ni à Guilgal, ni à Berchéba, tous des lieux sacrés, des lieux qui symbolisaient autrefois la présence de Dieu.
Aujourd’hui, il y a des Béthel, des communautés religieuses, lieux sacrés où nous allons chaque vendredi, samedi ou dimanche avec l’assurance que Dieu s’y trouve. Alors nous portons nos meilleurs vêtements, nous nous tenons correctement, parce que nous nous disons : « Ici, c’est quand même la maison de Dieu, c’est son temple, alors un peu de tenue ! » Mais une fois sortis de là, nous vivons le reste de la semaine comme si Dieu était resté dans la chapelle, comme si son regard ne se portait plus sur nous, et nous faisons tout et n’importe quoi.
Aujourd’hui, il y a des Guilgal. Ce sont nos chambres, ces courts moments où nous fermons les yeux pour prier par habitude, où nous écoutons la louange le dimanche, mais où, une fois ces instants passés, le Seigneur n’est plus la préoccupation de nos cœurs.
Aujourd’hui, il y a aussi des Berchéba. Ce sont ces moments de jeûnes, de carêmes, que nous faisons pour avoir pendant quelques jours une conscience pure, pour demander quelque chose à Dieu en ayant la bonne attitude, en nous privant de certaines choses, pensant que c’est cela qui réjouit le cœur de notre Père. Nous croyons que c’est notre part à lui donner, avant de continuer à vivre notre année comme bon nous semble, loin de lui.
Nous avons cru que ces lieux, ces moments étaient une garantie. Mais nous nous trompons. Car si Béthel était vraiment la maison de Dieu, elle ne serait jamais devenue une maison de faux dieux. Jésus l’a clairement dit : « Ce ne sera ni sur cette montagne, ni à Jérusalem que vous adorerez le Père. Mais l’heure vient – et elle est déjà là – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. » (Jean 4.21-23)
Alors comprenons bien ceci : si, pour nous, aller dans une communauté chrétienne, participer à tous les programmes, prier, jeûner, faire des carêmes ou autres sont notre garantie, malheureusement, nous périrons. Ces choses sont importantes, mais doivent découler d’un cœur qui cherche véritablement Dieu, d’un cœur qui soupire après lui jusqu’à la fin.
Mon ami, veux-tu vivre ? Alors cherche le Seigneur. Ne cherche pas un lieu en premier. Ne t’attache pas à une simple manière religieuse de faire les choses. Ne te limite pas à des pratiques que tu fais juste pour les faire. Cherche vraiment le Seigneur. C’est lui qu’il faut chercher. Car il est possible que, le jour où il reviendra, des personnes qui sont dans des chapelles restent. Ne sois pas de celles-là. Attache-toi en esprit et en vérité à Jésus-Christ, ton Sauveur et Seigneur.
Sois abondamment béni(e) !
Samedi, 16 août 2025 — Kevine P.

