« L’Eternel dit à Satan : As-tu remarqué mon serviteur Job? Il n’y a personne comme lui sur la terre ; c’est un homme intègre et droit, craignant Dieu, et se détournant du mal.»
Job 1.8
La technologie de l’intégrité face à l’intégrité du cœur
Cette parole de Dieu sur son serviteur Job résonne avec une histoire contemporaine qui illustre parfaitement ce qu’est la véritable intégrité. Imaginez un homme qui, après des mois de recherche, trouve enfin un emploi stable dans un pays étranger pour subvenir aux besoins de sa famille. Peu de temps après, son supérieur lui propose une promotion inattendue, mais à une condition : il doit falsifier des chiffres dans la comptabilité de l’entreprise. S’il refuse, il perdra non seulement la promotion, mais aussi son emploi actuel. Face à ce dilemme, l’homme prend 24 heures pour réfléchir. Le lendemain, il annonce à son patron qu’il apprécie l’opportunité, mais qu’il ne peut accepter, car cela va à l’encontre de sa foi et de ses principes. Il préfère perdre son emploi plutôt que de trahir sa conscience et sa fidélité à Dieu. Étonnamment, le patron lui répond : « Vous avez donné la bonne réponse. Je cherchais un homme de confiance.»
Aujourd’hui, nous investissons des sommes colossales pour garantir l’intégrité de nos systèmes et de nos données. Des ingénieurs en informatique sont payés pour créer des solutions qui empêchent la corruption des informations. Des logiciels et des équipements sont développés pour que chaque donnée soit authentique et non altérée. Imaginez un instant : si une banque ne pouvait pas garantir l’intégrité de nos transactions, serions-nous prêts à lui confier notre argent ? Si notre smartphone n’avait pas de systèmes de sécurité pour empêcher la falsification de nos informations personnelles, oserions-nous l’utiliser ? C’est impensable. Nous exigeons une confiance absolue en l’intégrité de nos outils, car elle est le fondement de leur utilité et de leur fiabilité. Cette quête de fiabilité technologique soulève une question essentielle : si nous exigeons une telle intégrité de nos machines, qu’en est-il de notre propre intégrité ? Nous concevons des programmes pour détecter si une information est corrompue, mais nous nous posons rarement la question de savoir si nous-mêmes ne sommes pas corrompus. Nous vivons dans un monde où l’on cherche à ce que nos appareils soient fiables et sans défaut, alors que nous-mêmes, face à Dieu et à notre conscience, nous ne le sommes pas toujours.
L’exemple de Job est une réponse à cette question. Lorsque Dieu déclare que Job est un homme intègre, il ne s’agit pas d’une intégrité de façade, affichée pour impressionner les autres. L’intégrité de Job était si profonde que Dieu lui-même la reconnaissait, même dans le secret. C’était un homme qui craignait Dieu et se détournait du mal, non seulement en public, mais aussi quand personne ne le regardait. Son caractère ne dépendait pas de la surveillance des autres.
C’est cette même intégrité que le Seigneur nous appelle à cultiver aujourd’hui. Il ne s’agit pas d’être intègre seulement quand les gens nous observent, mais de développer un caractère droit qui est le reflet de notre relation avec Lui. Il est possible de devenir cette femme, cet homme, pour qui Dieu pourrait déclarer : « As-tu remarqué ma fille, mon fils ? » De la même manière que nous travaillons sans cesse à garantir l’intégrité de nos données, Dieu, lui aussi, cherche des hommes et des femmes intègres pour travailler avec eux. Acceptons d’être rejetés par les hommes, pour être appréciés de Dieu. Cette transformation ne vient ni de notre propre force ni de notre puissance, mais de l’Esprit de Dieu qui nous rend capables de vivre une vie d’intégrité authentique.
Sois abondamment béni(e) !
Mercredi, 17 septembre 2025 — Hermas K.

