« Tout m’est permis, mais tout n’est pas utile ; tout m’est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit. »
1 Corinthiens 6.12
Mis à part (1)
Un jour ordinaire d’une semaine ordinaire, après le travail, je sors marcher. Seule, mon trajet est simple : je quitte la maison, je prends la ruelle de droite. Je traverse la route, je continue tout droit, avant de prendre à nouveau la ruelle de droite, celle qui mène au domicile de l’ancien président Macky Sall. Au tournant, je prends toujours à droite, et je longe la corniche jusqu’au monument de la renaissance de Dakar. L’idée c’est de profiter de l’air qui provient de la mer. Au retour, je m’arrête au même endroit face à la mer pour échanger un peu avec le Seigneur, chanter parfois pour lui à gorge déployée, profiter de la vue de cette étendue et du coucher du soleil qui approche, avant de poursuivre ma route. D’ailleurs, il est arrivé un jour qu’il me dise de presser le pas pour rentrer plus tôt que prévu, m’avertissant qu’il allait pleuvoir à nouveau alors que j’étais sortie marcher après une première pluie. A peine j’avais mis les pieds dans mon immeuble qu’il pleuvait à nouveau et j’ai souri. Mais passons, ce n’est pas le sujet.
Ce jour ordinaire dont je parle, j’ai croisé un homme de confession musulmane que j’avais déjà croisé auparavant. « C’est très rare de voir de nos jours une personne qui n’a pas son téléphone avec lui », m’a-t-il. « […] Je préfère être là, parler un peu avec Dieu, profiter de ce tableau qu’offre la mer […] », ai-je répondu. Après qu’il m’ait cueilli quelques feuilles qui soulageraient les maux de dos, nous nous sommes plongés dans un échange sur la société 2.0 et ses conséquences sur les jeunes, les adultes, les relations humaines. Bref, on a débriefé sur le monde, les livres, la foi, Dieu. Un échange bienveillant et convivial. Il a affirmé que ça faisait très longtemps qu’il n’avait pas échangé comme cela avec une inconnue sans qu’il n’y ait soupçon d’arrières pensées et m’a remercié à la fois pour l’ouverture et la discussion enrichissante. Il n’avait pas non plus son téléphone portable sur lui.
C’est banal mais instructif. Remarquons-nous à quel point les choses qui ont été faites pour notre utilité peuvent nous asservir ? A quel point les choses qui nous sont permises ne nous sont d’aucune utilité ? Le problème, c’est la majorité […].
Et Jésus, bien qu’il se soit sacrifié pour le monde entier, était-il du côté de la majorité dans sa manière de vivre ? Quel est ton avis ? Comment le comprends-tu ?
Sois abondamment béni(e) !
Lundi, 01 juin 2026 — Feel M.

