« Et Jésus dit : Laissez les petits enfants, et ne les empêchez pas de venir à moi ; car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent. »

Matthieu 19.14   

Jeudi 10 février 2022, je me suis rendue à l’hôpital pour faire des examens médicaux. Pendant que j’attendais mes résultats, une petite fille entra dans la salle, portée par les bras de sa maman. J’aperçus alors chez elle une grosse malformation de la tête, recouverte en partie de plaies ; et derrière son masque, un visage pâle. « Pauvre enfant, elle doit avoir mal ! » Me suis-je mise à penser. J’étais là, sur ma chaise, et elle sur les genoux de sa maman. Quelques minutes plus tard, sa maman la posa sur la chaise à ma gauche et s’assit sur une autre chaise, de sorte que sa petite fille soit entre nous deux. Je répétais dans mon cœur : « Seigneur s’il te plaît guéris cette petite, quel que soit sa maladie ». Et soudain, je sentis une main se poser fébrilement sur mon bras. C’était sa petite main. Elle me regardait derrière son masque et je me mis à lui poser des questions à voix basse : « ça va ? », « tu es malade ? », « ça va aller d’accord ? ». A chacune de mes phrases, elle répondit « Oui », hochant la tête à répétition, avant de retirer lentement sa main de mon bras, sous l’œil sympathique de sa maman. 

Quelques secondes plus tard, elle remit à nouveau sa main, doucement, sur mon bras, comme la première fois. Au même moment, j’entendis sa maman qui me fit signe qu’on me tendait quelque chose. Mes résultats venaient d’arriver sous pli fermé. Je pris l’enveloppe de ma main libre en remerciant la dame, et me retournai vers la petite. Souriant derrière mon masque, je lui dis : « ça va aller », « tu vas guérir », « Dieu va te guérir », « et tu pourras retourner à l’école », « d’accord ? » A chacune de mes phrases, elle hocha de nouveau la tête. J’avais entendu sa maman lui parler en anglais mais moi je m’adressais à elle en français et pourtant elle disait « Oui » à tout. 

Sans poser de question, sans réfléchir, juste un « Oui » instantané. Un regard, un au revoir de sa maman avec qui je n’avais pas échangé un mot mais qui souriait, et je suis partie. Dans le taxi, j’ai prié pour cette petite. A la maison aussi, je me suis arrêtée pour prier pour elle, sans nom, aucune indication, rien. Juste l’image de sa tête qui avait dit « oui » à « Dieu va te guérir ». 

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 05 février 2026 — Feel M.

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