« Il répondit : il n’est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. »

Matthieu 15.26

Nous avons dans la Bible le récit de cette femme cananéenne qui criait à Jésus pour obtenir la délivrance de sa fille, et c’est justement dans ce contexte que Jésus dira à cette femme qu’il n’est pas bon de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens. Ce à quoi cette dernière va répondre en soulignant que les chiens se nourrissent tout de même des miettes qui tombent de la table de leurs maîtres, car elle avait cette foi en elle que Jésus pouvait le faire et que ce qu’elle demandait n’était que peu de chose par rapport à tout ce qu’il avait (Matthieu 15.22-28).

Nous connaissons probablement ce récit qui est généralement évoqué lorsqu’on veut parler des personnes dans la Parole qui ont manifesté une foi que Jésus a mis en évidence. Mais ce n’est pas de cela que je veux parler, mais plutôt de notre statut. Cette femme n’a pas refusé l’idée qu’elle n’était pas l’un de ces enfants assis à la table pour partager le pain ; elle a reconnu être un petit chien. Ainsi, dans cette position, elle peut avoir des miettes mais pas le pain.

Nous tous, nous pouvons nous identifier à cette femme non juive et reconnaître que nous sommes des petits chiens qui peuvent profiter des miettes, et beaucoup bénéficient des miettes du Seigneur dans sa bonté, et cela peut nous pousser à nous tromper nous-mêmes, car même si cela semble apporter guérison, comme dans le cas de cette femme pour sa fille, cela n’est pas le pain, et nous sommes toujours des petits chiens, et malheureusement cela nous disqualifie, car la table que Jésus-Christ dresse dans l’éternité est pour les enfants.

Sommes-nous alors disqualifiés ? En tant que petits chiens, oui, mais si le petit chien devient un enfant, alors oui, il a aussi part au pain sur la table ; il peut partager le pain avec le Maître, communier avec le Christ, et cela est possible par la grâce. Je connais un homme qui s’appelait Mephiboscheth, qui se considérait comme un chien mort, qui, par son statut, perclus des pieds, ne pouvait manger à la table du roi David, mais à qui ce dernier va faire grâce de manger désormais à sa table pour toujours (2 Samuel 9).

Sois abondamment béni(e) !

Vendredi, 12 décembre 2025 —Kevine P.

Retour en haut