« Jésus pleura. »

 Jean 11.35

Jésus observe, console, rassure, puis lui-même pleure. Voyant cela, quelques-uns des juifs dirent : « Lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, ne pouvait-il pas faire aussi que cet homme ne mourût point ? » Ça y est. Ils ont parlé trop vite. Des gens à côté. Mais d’une manière qui était certainement audible, même si on les imagine se murmurer cette réflexion entre eux. Quoiqu’il en soit, elle nous est rapportée pour nous permettre d’en tirer des leçons. Ce verset, le plus court de la Bible, est un détail qui compte. 

Facilement, on pourrait blâmer ces hommes si on veut jouer les spirituels. Mais prenons le temps d’y penser. Humainement, tout avait déjà été fait. Rien n’était plus possible à ce stade pour Lazare. En plus, Jésus est vu « pleurant ». Comme s’il avait lui-même pris acte de la situation. Les hommes présents en ce lieu, y compris les disciples, n’auraient pas pu envisager ce à quoi ils n’avaient, jamais auparavant, assisté, ni entendu parler, de toutes leurs vies. Seulement, fallait-il faire cette réflexion en présence de Jésus ou attendre son départ ? S’ils avaient attendu, ils auraient pris le temps d’observer tous ses faits et gestes, et ce faisant, n’aurait pas parlé trop vite alors que Lazare était sur le point d’être ressuscité. J’aurais aimé voir leurs têtes après. Ça fait toujours honte d’être contredit de la sorte, parce qu’on a manqué de se taire ou de parler avec sagesse. 

Quand nous regardons les situations des uns et des autres, ne nous empressons pas d’acter l’action ou l’inaction de Dieu dans leurs vies. C’est Lui seul qui a le dernier mot. Et tant qu’il ne l’a pas dit, c’est imprudent de juger. Surtout ceux qui sont à Christ, et qui sont ses amis. 

Sois abondamment béni(e) !

Samedi, 13 juin 2026 — Feel M.

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