« De mes lèvres j’énumère toutes les sentences de ta bouche… »
Psaumes 119.13
Sentences par cœur (1)
Il n’est pas courant de se rendre dans un palais de justice pour s’occuper, pour le plaisir d’entendre un tribunal ou une cour prononcer une décision. Il est encore plus improbable d’en ressortir en faisant pour soi-même le compte des décisions de justice rendues, sans en manquer une. Pourtant, c’est ce que fait le psalmiste. Toutefois, c’est l’expression de la justice divine et non celle des hommes qu’il se fait un devoir d’avoir sur le bout des lèvres. Combien d’entre nous, en parcourant les Saintes Écritures, apprécient l’idée de noter, de recenser et de garder en mémoire tous les épisodes de l’histoire biblique au cours desquels Dieu est intervenu pour exercer un jugement ?
Nous pourrions beaucoup apprendre à travers celles-ci de la manière dont Dieu pratique et « aime la justice » (Ésaïe 61.8), « juge le monde », « juge les peuples » (Psaumes 9.8), « juge entre les peuples » (Juges 11.27), « juge toute la terre » (Genèse 18.25), exécute même « des jugements contre tous les dieux » (Exode 12.12). « Quand on foule aux pieds tous les captifs du pays, quand on viole le droit d’un homme en présence du Très-Haut, quand on fait tort à autrui dans sa cause, le Seigneur ne le voit-il pas ? » lit-on dans Lamentations 3.34-36. Aucun commentaire minutieux, ayant pour objet ne serait-ce qu’un seul épisode de l’intervention de Dieu en faveur de la justice, ne court le risque d’être exhaustif, tant le sujet est passionnant, bouleversant et riche d’enseignements sur les perfections de Dieu, les manifestations riches et variées de sa justice, la justesse et la puissance de ses actions, la beauté et la droiture de ses motivations. Citons, par exemple, les commentaires de Philip Graham, R. Kent Hughes et d’autres auteurs dans le livre Exode : Sauvé pour la gloire de Dieu, dont quantité de pages ont été consacrées à la délivrance du peuple d’Israël de sa captivité en Égypte.
On y voit le Juste Juge, Maître des retournements de situation et des ironies du sort, mettre fin à l’oppression, à l’esclavage, à la tyrannie, à la cruauté, à la méchanceté humaine. On le voit affranchir, délivrer, défendre et bénir le faible. L’a-t-Il fait parce que le faible, en l’occurrence Israël, le valait bien ? Parce qu’il l’avait réclamé et y avait droit ? Non ! La seule raison valable se trouvait en Dieu lui-même. « Je suis l’Éternel, et je vous délivrerai de dessous les charges que font porter sur vous les Égyptiens, je vous délivrerai de leur servitude, et je vous rachèterai à bras fort et à bras étendu, et par de grands jugements. Je vous recevrai pour peuple, et je serai votre Dieu ; et vous saurez que je suis l’Éternel, votre Dieu » (Exode 6.6-7). « Ce n’est pas à cause de vous que je fais cela, maison d’Israël, mais à cause de mon saint nom » (Ézéchiel 36.22). Israël, quant à elle, « se prostitua en Égypte, dans sa jeunesse » (Ézéchiel 23.3). Comme pour Israël, Dieu ne nous doit absolument rien. Il pourrait tout écraser de sa grandeur et tout décimer par sa pureté, mais Il ne le fait pas. Au contraire, Il fait de chaque injustice subie, même de la part de ceux qui ne Le glorifient pas, une affaire personnelle, parce qu’Il est intrinsèquement juste, parce qu’il est dans son caractère d’exercer la justice et de rendre de parfaits jugements.
On peut comprendre l’enthousiasme et l’engouement du psalmiste dont les lèvres sont pleines des sentences de sa bouche, sentences dont son peuple et lui ont été maintes et maintes fois témoins, et dont le souvenir a été soigneusement conservé pour que nous y ajoutions foi et en fassions aussi l’expérience.
Laisse-toi transporter à travers les multiples récits de la justice de Dieu à l’œuvre. Crois qu’elle est en marche pour supprimer toutes les injustices qui persistent. D’ici à ce qu’elle se manifeste, tu as de quoi patienter et espérer en faisant toi aussi le compte des sentences qui t’en donnent déjà un vif aperçu.
À suivre…
Sois béni(e) abondamment !
Lundi, 03 mars 2025 — Freddy S.

