« Vous n’êtes pas dans la chair, mais dans l’Esprit, si du moins l’Esprit de Dieu habite en vous. Or, si quelqu’un n’a pas l’Esprit du Christ, il ne lui appartient pas. »

Romains 8.9

Lors d’un de ses voyages missionnaires à Éphèse, l’Apôtre Paul rencontra des disciples, environ douze hommes qui confirmaient avoir reçu le baptême de Jean-Baptiste. Au cours de leur entretien, il leur posa la question suivante : « Avez-vous reçu le Saint-Esprit quand vous êtes devenus croyants ? » Ils lui répondirent : « Nous n’avons même pas entendu dire qu’il y ait un Saint-Esprit. » « Quel baptême avez-vous donc reçu ? » poursuivit Paul. « Celui de Jean-Baptiste », lui répondirent-ils. « Oui, reprit Paul, Jean baptisait les Israélites du baptême de repentance, pour indiquer qu’ils changeaient de vie, mais il leur disait aussi de croire en celui qui viendrait après lui, c’est-à-dire en Jésus ». Après avoir entendu cela, ils furent baptisés au nom du Seigneur Jésus. Paul leur imposa les mains, et le Saint-Esprit descendit sur eux (Actes 19.2-6).

Cet extrait démontre à suffisance que l’apôtre Paul s’était rendu compte de ce que, la pratique de la foi par ces bien-aimés manquait de quelque chose, une espèce de catalyseur dans leur dynamique chrétienne à savoir le Saint Esprit, le sceau de Dieu en nous. « Lequel nous a aussi marqués d’un sceau et a mis dans nos cœurs les arrhes de l’Esprit. » (2 Corinthiens 1.22).

En effet, Personne ne peut appartenir à Jésus, être enfant de Dieu, sans être habité (e) par le Saint Esprit. Cette présence divine dans l’esprit du chrétien authentique lui donne la possibilité de mener une vie pieuse, agréable à Dieu et donc complètement différente de ce qu’elle était auparavant, avant qu’il ne mette sa foi en Jésus-Christ. Ailleurs, Paul écrit : Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles (2 Corinthiens 5.17). L’affranchissement de la chair dont il est question ne peut se produire que par le Saint-Esprit car c’est lui qui non seulement régénère, mais encore impulse la puissance motrice de la vie spirituelle du croyant.

Ainsi, de nombreux chrétiens se trouvent dans un entre-deux : ils croient en Dieu mais ne vivent pas dans la manifestation de sa vie en eux, ni dans l’expérimentation de ses promesses à leur égard. Or, croire ce n’est qu’un début. Jésus n’a pas seulement dit « croyez en moi », il a aussi dit « suivez-moi ». Et ce voyage pour devenir plus semblable à lui n’est possible que par l’activité du Saint-Esprit.

Comptez-vous sur vos propres forces ou laissez-vous l’Esprit vous guider ?

Dieu ne veut pas que nous vivions comme des orphelins spirituels. Il nous a donné son Esprit pour qu’il soit notre consolateur, notre guide et notre force. L’Esprit satisfait nos besoins les plus profonds, nous encourage dans nos luttes, nous donne de vivre avec audace et nous transforme de l’intérieur. Il ne s’agit pas de promesses lointaines, mais de réalités quotidiennes pour ceux qui restent fidèles à Christ. Vivre par l’Esprit n’est pas une question de performance religieuse, c’est une question de relation, car Dieu nous a appelé à la communion de son fils. Et la pratique de la communion c’est avec le Saint Esprit (1 Corinthiens 1.9 ; 2 Corinthiens 13.13). Comme toute relation, celle-ci aussi exige de l’ouverture, de la communication et de la confiance. Nous devons dire oui à ses encouragements, l’accueillir dans chaque partie de notre vie et lui demander son aide. Et lorsque nous échouons, nous devons nous confesser et recevoir la grâce de son pardon, sachant qu’il restaure ce qui est brisé.

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 12 juin 2025 — Claude B.

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