« Si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à lui-même, qu’il se charge de sa croix, et qu’il me suive. »
Matthieu 16.24
Donner sa vie à Jésus (VII)
Simon mène une vie banale, tout ce qu’il y a de plus ordinaire. Il exerce une activité journalière dont il tire sa subsistance : c’est un pêcheur. Il est aussi un homme marié, qui fait de son mieux pour s’occuper de sa famille, de sa belle-mère et de son épouse. Il y a des jours où la pêche est relativement bonne, et d’autres où il a à peine de quoi vivre. Ce n’est pas l’un de ces hommes illustres, en haut du panier. Il n’est ni de bonne famille ni un homme instruit. Enfin, c’est un homme chargé et travaillé, avec un lourd passif dont sa conscience porte le poids et la peine.
Les choses étaient sur le point de basculer pour lui lorsque son frère André vint lui annoncer une nouvelle pour le moins étrange : il lui dit « Nous avons trouvé le Messie » – ce qui signifie Christ. Il le conduisit vers Jésus (Jean 1.41). Ce jour-là, Jésus lui laissa entrevoir la perspective d’un grand changement, lequel passerait par l’attribution d’un nom nouveau : « Tu es Simon, fils de Jonas ; tu seras appelé Céphas » – ce qui signifie Pierre (Jean 1.42). Qu’est-ce que cela signifiait au fond pour Pierre ? En quoi cela devait-il affecter sa vie ? Qui pouvait le dire à ce stade de la vie de Simon ?
Quoi qu’il en soit, Simon retourna à son quotidien. Et au cours d’une nuit, il s’était particulièrement démené pour attraper du poisson, sans résultat. Il ne se doutait pas que la vanité de ses efforts allait l’introduire dans la fameuse perspective qui lui avait été annoncée. Jésus entre de nouveau en scène, et c’est la pêche miraculeuse pour Simon. La pêche était si abondante qu’elle attira de plus près l’attention de Pierre sur ce puissant personnage qu’il prenait jusque-là pour un simple rabbin juif, et qu’il contemplait désormais avec un tout autre regard.
Il se tenait en face du Seigneur. Son champ de conscience s’élargissait. Il savait qui il était au fond, sa conscience en témoignait à la lumière du saint homme en présence de qui il se trouvait. Il tomba aux genoux de Jésus et dit : « Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur » (Luc 5.8). Il reçut alors la réponse qui allait changer sa vie à tout jamais : « Ne crains point ; désormais tu seras pêcheur d’hommes » (Luc 5.10). Le pêcheur de poissons devenait pêcheur d’hommes. Une nouvelle carrière s’ouvrait devant lui. Il venait d’échanger une vie passive, monotone, lassante, sans intérêt, sans but et sans direction réels, contre une vie pleine et abondante, auprès de Celui qui a déclaré : « Moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie, et qu’elles l’aient en abondance » (Jean 10.10). Nous en avons pour l’illustrer : l’Évangile selon Marc, le livre des Actes des Apôtres — y compris ceux de Simon devenu Pierre — et les épîtres éponymes. Pierre avait reçu la vie que lui offrait Jésus, tout en lui consacrant cette vie nouvelle jusqu’à la fin.
Nous sommes un peu comme Pierre. Même si nous vivons parfois des expériences gratifiantes, nos vies restent, dans l’ensemble, ordinaires, et marquées par le poids de nos fautes. Nous nous épuisons parfois pour bien peu de choses. Nous nous fixons des centres d’intérêt, des objectifs, des orientations de vie… mais au fond, nous savons que cela ne nous distingue en rien des autres, et qu’un même sort nous attend tous : la vanité de nos efforts. C’est déprimant, quand on y pense. Mais voici la Bonne Nouvelle : Jésus est venu, et Il nous a offert une toute autre alternative – une vie nouvelle, avec un vrai sens, un vrai intérêt et un véritable but. Une vie qui résiste à l’épreuve du temps : “la vie éternelle”. Mais cette vie ne se vit que par Lui et pour Lui. Elle n’a rien de commun avec l’ancienne, à laquelle il nous faut impérativement renoncer. Oui, dans ce sens aussi, donner nos vies à Jésus, c’est Le laisser en faire quelque chose de totalement différent.
Donner sa vie à Jésus est une faveur faite non à Jésus mais c’est la faveur de Jésus faite à toi et à moi. Penses-y : Le Seigneur de l’univers de qui procède toutes choses et qui n’a besoin de rien nous a fait la grâce, l’immense privilège de prendre des vies brisées, usées et futiles pour en faire une nouvelle création. Alors oui ! Donnons les Lui !
Sois abondamment béni(e) !
Mardi, 24 juin 2025 — Freddy S.

