« Mais à tous ceux qui l’ont reçue, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu. »
Jean 1.12
Donner sa vie à Jésus (I)
Il n’est pas rare d’entendre dire qu’on a donné sa vie à Jésus, comme pour dire qu’on la Lui a offerte, qu’on Lui en a fait don, qu’elle Lui est désormais consacrée. C’est la déclaration d’un renouveau spirituel, d’un nouveau départ dans la vie, d’un changement de style de vie. C’est acceptable quand on comprend que celui qui la fait cherche à décrire innocemment l’expérience de sa conversion. Il est aussi possible qu’il ne fasse que répéter cette expression, l’ayant entendue de l’évangéliste qui l’a conduit à la foi chrétienne. Mais considérons la chose en elle-même : peut-on vraiment donner sa vie à Jésus ? Que dit la Bible ?
« En lui (Jésus) était la vie, et la vie était la lumière des hommes » (Jean 1.4). « En lui ont été créées toutes les choses qui sont dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles… tout a été créé par lui et pour lui. Il est avant toutes choses, et tout subsiste en lui » (Colossiens 1.16-17). La vie qui nous anime tous, naturellement, biologiquement, physiquement, trouve sa source en Dieu. Nous sommes venues à l’existence par la Parole, le Verbe de Dieu. Ce Verbe s’est révélé aux hommes dans les « derniers temps », en la personne de Jésus (Hébreux 1.2 ; Jean 1.1). Peut-on donner à Jésus ce qui Lui appartient déjà ? Non seulement nous avons été créés par Dieu en Lui mais nous subsistons en Lui. Notre vie, notre souffle vital, n’est pas vraiment à nous. C’est celui de Dieu. « L’homme n’est pas maître de son souffle pour pouvoir le retenir, et il n’a aucune puissance sur le jour de la mort » (Ecclésiaste 8.8). Un ouvrage a dit de Dieu qu’Il n’est pas seulement le Créateur mais le Créateur-propriétaire de toutes choses. Dieu ne nous maintient pas à l’existence uniquement en assurant nos fonctions vitales mais aussi en contrôlant les circonstances qui nous entourent, tout comme Il veille à la stabilité de tout l’univers de sa création.
Bien évidemment, par donner sa vie à Jésus, on ne parle pas tant de respiration, de force physique, de facultés naturelles que de la manière de mener sa vie, de priorités, de conduite morale, d’orientation à suivre, de possession, d’acquisition et de personnalité. Une autre précision à ce niveau s’impose : Quelle vie Lui donnons nous ? Quelle en est la valeur ? Pensons-nous à une qui soit de qualité sachant que les standards divins sont d’une perfection absolue ?
« Ils se sont égarés tous ensemble, nul n’est intelligent, nul ne cherche Dieu ; tous sont pervertis, aucun ne fait le bien, pas même un seul » (Psaume 14.2–3 ; Romains 3.10–12). « Chacun suivait sa propre voie… » (Ésaïe 53.6). « Nous avons été rebelles et nous nous sommes éloignés de toi ; nous avons fait violence et révolte, nous nous sommes détournés de tes commandements » (Daniel 9.5). Ces quelques passages suffisent malheureusement à résumer nos vies caractérisées par l’autosuffisance, l’indépendance envers Dieu, l’égocentrisme, l’égarement, depuis le moment où nous avons eu le discernement suffisamment éclairé pour choisir entre le bien et le mal, entre Dieu et le péché. À ceux d’entre nous qui objecteraient en soulignant leur grandeur morale, leurs vertus au-dessus de la moyenne, la Parole de Dieu est sans ménagement : « Beaucoup de gens proclament leur bonté ; mais un homme fidèle, qui le trouvera ? » (Proverbes 20.6). À ceux qui insisteraient sur leur piété au motif d’une éducation religieuse ou spirituelle reçue ou acquise, Dieu ne se montre pas davantage complaisant : « Si quelqu’un détourne l’oreille pour ne pas écouter la loi, sa prière même est une abomination » (Proverbes 28.9) « quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous. » (Jacques 2.10). Nous voilà donc dépouillés de toute fierté ! En réalité nous n’avons rien à offrir de bon, de parfait au Dieu Créateur-propriétaire et Saint, même pas nos cœurs. « Le cœur est tortueux par-dessus tout, et il est incurable : qui peut le connaître ? » (Jérémie 17.9). Le réaliser c’est déjà faire le premier pas dans la compréhension du vrai don de soi, du don de sa vie, car oui il n’est pas impossible de donner sa vie à Jésus si on en comprend bien le sens et les implications.
Ce n’est pas seulement possible de donner sa vie à Jésus mais c’est incontournable pour être à toujours avec Lui. Seulement toi et moi devons réaliser que ce n’est pas ce qui nous introduit dans une relation vivante et éternelle avec Lui. Il ne s’agit non plus de vies offertes comme si nous pouvions nous permettre de marchander quoi que ce soit avec Dieu. Le Seigneur veut au contraire que nous soyons suffisamment humbles pour reconnaître que nous n’avons de prime abord rien à mettre sur la balance, qui ait du poids et qui vienne de nous.
(À suivre…)
Sois abondamment béni(e) !
Mardi, 03 juin 2025 — Freddy S.

