« …Ne crains rien, car je te rachète, je t’appelle par ton nom : tu es à moi ! »

Esaïe 43.1

La traite d’êtres humains reste et demeure l’une des plus grandes hontes de l’histoire de l’humanité. Aujourd’hui encore, beaucoup de personnes, hommes, femmes et enfants en sont victimes. Connue ou pas, il arrive que ce phénomène défraie la chronique et émeuve pour quelques temps. Toujours est-il que très peu de personnes, selon les statistiques, réussissent à sortir ou être sorties du statut d’esclave.

Il était courant, si l’on se fie à l’histoire, qu’un « propriétaire » d’esclaves se rende sur la place du marché pour vendre certains de ses assujettis et qu’un autre « maître » s’en procure.

Le texte de ce jour est un savant mélange complexe pour qui le lit avec de simples yeux d’humain, mais poussant après méditation à des questionnements. En effet, assurance, amour et fermeté s’y mêlent de façon inexplicable. Déroulons l’histoire et jouons le rôle de l’esclave : Une personne arrive alors que nous sommes dans les chaînes et successivement nous dit, « ne crains rien » puis nous fait savoir « je te rachète », plus tard nous « appelle par notre nom » mais affirme enfin « tu es à moi ».

L’esclave dirait logiquement en quoi ma situation change-t-elle ? Eh bien, il y a des termes précis qui montrent que nous n’avons pas à faire à un maître comme les autres : « Ne crains rien » et « je t’appelle par ton nom ». Le premier est une assurance de ce que Dieu, qui au travers de Jésus nous appelle à lui, à son service, est conscient de ce que la rencontre, mais aussi certains aspects de la vie avec lui peuvent être quelques fois effrayants. Ainsi, Dieu nous assure de sa présence constante, de l’allègement de notre joug et sa parole retentit comme un appel à une vie meilleure spirituellement surtout (Matthieu 11.29-30). Le second montre combien en nous rachetant, Dieu nous est intime, familier, nous respecte mais aussi nous connait et nous distingue des autres humains. En effet, appeler quelqu’un par son nom est une preuve de ce qu’au-delà de la parure extérieure, Dieu connaît notre cœur, nos pensées, notre âme…. Quoi de plus normal puisqu’il est celui-là qui nous a formés. 

Ce texte qui est initialement adressé au peuple d’Israël, captif en son temps, nous est adressé à nous aujourd’hui. En réalité, qui que nous soyons, quoi que nous fassions, aussi indépendants que nous croyions être, nous sommes des esclaves ! Circonstanciels, perpétuels, de personne(s) ou de chose(s) parfois les plus insoupçonnées…qui nous gardent captifs, craintifs, n’ayant même pas besoin de nous connaître véritablement par nos noms. Mais Dieu, au travers du sacrifice de son fils Jésus, depuis nous crie : « tu es à moi ! Je te rachète de ta servitude, ne crains rien ».

Qui mieux donc que celui qui nous a formés dans le ventre de nos mères, qui nous connaissait avant que nous ne soyons sortis de leur sein (Jérémie 1.5) pour nous appeler par nos noms et nous consacrer à son œuvre de façon libre si ce n’est Dieu ! 

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 29 octobre 2025 — Fabrice K.

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