« Un jour, les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Eternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux.[…] Un jour les fils et les filles de Job mangeaient et buvaient du vin chez leur frère aîné. » ; « Un autre jour, les fils de Dieu vinrent se présenter devant l’Eternel, et Satan vint aussi au milieu d’eux pour se présenter devant l’Eternel. […] Satan se retira alors de la présence de l’Eternel. Puis il frappa Job d’un ulcère purulent, depuis la plante des pieds jusqu’au sommet du crâne. »

Job 1.6, 13 ; Job 2.1, 7.

Un jour, un jour, puis un autre jour. La première fois, Satan argumente devant Dieu pour démontrer que l’obéissance de Job n’est pas désintéressée. Pensant être parvenu à ses fins en obtenant de Dieu l’autorisation de tout retirer à Job, Satan s’en va, déterminé à frapper durement là où ça fera terriblement mal. Un jour aura suffi. Il n’a pas attendu plus longtemps pour asséner Job de toutes sortes de coups : bœufs, ânesses et chameaux enlevés, serviteurs tués, brebis embrasées, fils et filles décédés. L’histoire est assez connue, c’est l’une des plus troublantes rapportée dans l’ancien testament. Après avoir effectué ses sales besognes, Satan a hâte que la réaction de Job lui donne raison. Erreur, échec pour les ténèbres. Job déchire son manteau, rase sa tête, se jette par terre et se prosterne, pour bénir le nom de l’Eternel.  

Le temps va passer, que l’ennemi n’aura pas digéré cet échec. Sa colère augmente à mesure que Job persévère dans la justice. Mauvais perdant qu’il est, il décide de revenir à la charge. C’est donc un autre jour qu’il est de retour devant l’Eternel avec d’autres arguments montés de toutes pièces. La suite est connue : avec l’autorisation de Dieu, il s’en va dans une rage folle porter la main contre Job qui tombe gravement malade, au point de se gratter avec un tesson et de s’asseoir sur de la cendre dans le but de soulager ses douleurs. 

Entre ces deux lots d’épreuves inimaginables et d’intenses souffrances, le temps s’est écoulé. On n’en connaît pas exactement la durée. Des semaines ? Des mois ? Des années ? Peut-être ! Mais ce que l’on sait, c’est qu’il y a eu un jour, et puis un autre jour. Et Satan ne s’est pas arrêté à ça. S’il a épargné la femme de Job, ce n’était pas pour le bien de Job, ni par pitié. Satan n’a aucune pitié. Au contraire, c’était pour accabler davantage le juste et fidèle serviteur de l’Eternel. La présence de sa femme contribuait à augmenter la douleur de Job, que ce soit à cause des reproches de celle-ci (Job 2.9) ou de la souffrance qu’il la voyait endurer, elle qui avait aussi perdu ses enfants, et qui vivait avec un mari mourant. 

Oui, victime de ces épreuves en série, Job était abattu, bouleversé, lui, l’enseignant autrefois doué pour encourager. Pour preuve, bien qu’il l’ait accablé par la suite, son ami Eliphaz en a rendu témoignage. De Job, il parla en ces termes : « Tu as donné de nombreux avertissements, tu as fortifié les bras qui se baissaient, tes paroles ont relevé ceux qui trébuchaient, tu as affermi les genoux qui pliaient » (Job 4.1-6). Bouleversé ? Oui ! Mais en rien Job n’a péché, même pas dans ses prises de paroles déchirantes qui révélaient sa peine et sa souffrance sans rien en cacher. L’Eternel même rendit témoignage de lui. 

Dans ces épreuves en série, Job est resté le serviteur juste, intègre, et fidèle à Dieu qu’il a toujours été. 

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 21 juillet 2026 — Feel M.

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