« Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui es aux cieux ! Que ton nom soit sanctifié »

Matthieu 6.9

Nous reprenons avec notre chanson illustrant la différence entre un enfant d’une maison et un étranger. J’aime particulièrement le refrain dont la teneur suit : « c’est le soir qui détermine nos origines, si l’on est fils… ». Nous ne parlerons pas forcément ici du soir au sens littéral mais d’un moment en particulier où nous désirons un tête à tête avec Dieu -s’il est notre Père-, d’un moment où tout est particulièrement sombre autour de nous après des journées difficiles. Et des journées difficiles il y en a. 

Peut-être sommes-nous éprouvés par des charges trop lourdes pour nos frêles épaules ? Nous sommes accablés de travaux, harassés. Nous ne savons que faire de toutes ces échéances, de tant de besoins, de tant de défis. Mille et une préoccupations nous assaillent, et nous nous sentons crouler sous leur poids. Nous essayons de nous débattre, d’y suffire, nous nous démenons comme jamais, mais c’est peine perdue. Nous sommes au bord du rouleau, à bout. Devant nous, s’étale le gouffre du découragement et du désespoir. Si nous sommes fils, allons vers notre Père bien aimé qui a fait dire : « Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. » (Philippiens 4.6).

Peut-être sentons-nous que nous ne pouvons plus ruser avec Dieu, que nous nous sommes trompés tout ce temps en ignorant notre plus gros fardeau, celui de nos péchés. Il se peut que ce soient même ces derniers qui expliquent l’indépendance coupable, vis-à-vis de Dieu, avec laquelle nous avons essayé de résoudre nous-mêmes nos problèmes. Nous n’en avons fait qu’à notre tête et nous nous sommes trouvés des excuses à cet effet. Peut-être n’avons-nous jamais prononcé le « notre Père » comme de vrais fils et filles le feraient, ça n’aura été qu’une récitation ? Notre conscience en témoignerait contre nous : certes nous honorons Dieu des lèvres mais nos cœurs en sont éloignés (Ésaïe 29.13, Matthieu 15.8). Ne restons pas dans cet état : désirons être des fils et des filles. Pour cela n’hésitons plus à nous approcher du Père au nom de celui qui a dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11.28). 

Peut-être redoutons nous ce que cela serait d’être au soir de sa vie, d’approcher ce moment fatidique où « s’obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, … où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s’arrêtent parce qu’elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis,…où s’affaiblissent toutes les filles du chant, où l’on redoute ce qui est élevé, où l’on a des terreurs en chemin, …où la sauterelle devient pesante, et où… l’homme s’en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues ;…la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l’esprit retourne à Dieu qui l’a donné. » (Ecclésiaste 12.2-7). Si nous sommes fils et filles, pensons et reposons-nous sur celui qui ne désire pas nous rencontrer comme notre juge mais comme « notre Père qui est au cieux ». 

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 13 août 2025 — Freddy S.

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