« Mais Jésus, s’étant baissé, écrivait avec le doigt sur la terre. Comme ils continuaient à l’interroger, il se releva et leur dit : Que celui de vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle. Et s’étant de nouveau baissé, il écrivait sur la terre. »
Jean 8.6-8
Sur ses pas… admirez l’homme ! (III)
La vie d’une femme prise en flagrant délit d’adultère est sur la balance. Elle risque la lapidation. « Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes », disent les scribes et pharisiens d’une voix tonitruante non à l’intention de la malheureuse mais d’un homme qu’eux suivaient à la trace (Jean 7.5). « Toi donc, que dis-tu ? » ajoutent-ils. Cet homme devait être important pour être ainsi visé, pour être mis au défi de donner une alternative à la loi au risque d’être accusé de blasphème, crime encore pire que celui de la femme adultère. Ne leur en déplaise, il était bien plus important que la loi de Moïse. Il allait le prouver précisément en sauvant cette femme d’une mort certaine. Comment allait-il procéder puisque la loi en réalité était celle de son Père céleste et qu’effectivement elle réclamait que justice soit rendue contre le crime commis ? « La loi … est sainte, et le commandement est saint, juste et bon » (Romains 7.12).
Que dit précisément la loi sur l’adultère ? « Si un homme commet adultère avec une femme mariée, s’il commet adultère avec la femme de son prochain, l’homme et la femme adultères seront punis de mort » (Lévitique 20.10). Un bon spécialiste de la Bible, en faisant la critique de l’interprétation donnée de la loi par les chefs religieux contemporains de Jésus, aurait sans doute cherché une faille dans leur raisonnement. À la place de Jésus, il s’y serait engouffré pour se tirer d’affaires. Et il y en avait précisément une : cette femme n’avait pas commis l’adultère toute seule. Elle l’avait fait avec un homme mais qui était-ce ? Pourquoi n’avait-il pas, lui aussi, été exposé au grand jour aux côtés de sa partenaire ? La loi ne faisait pas de discrimination mais les accusateurs de la femme le faisait. Ils étaient tellement aveuglés par leur haine contre Jésus, qu’en s’empressant de « l’éprouver, afin de pouvoir l’accuser » (Jean 8.6), ce détail leur a échappé. Il serait donc facile à Jésus de déjouer leur complot en exploitant la faille. Mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, notre Sauveur s’en passa. Trop peu pour lui. Il n’était pas inquiet pour lui. Il avait mieux à faire que de chercher à se sortir d’un piège pour sauver sa propre vie. « le Fils de l’homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu » (Luc 19.10). Il était venu pour sauver les autres, en commençant par cet homme adultère qu’il a préféré laisser à Dieu, à sa conscience, le tout dans l’anonymat. Ensuite avec une sérénité propre à lui, « s’étant baissé », il « écrivait avec le doigt sur la terre » sachant qu’il tirerait également la femme de la mort qui l’attendait (Jean 8.6).
Face à une avalanche d’attaques dont nous sommes les cibles, ou à une montagne de difficultés contre laquelle nous butons, il nous semble parfois étrange que Jésus soit calme et n’agisse pas instantanément. Nous en venons parfois à penser que nous n’avons plus son attention. Il est occupé à faire autre chose que de se soucier de notre sort. Et quand nous avons un regain d’optimisme, nous nous attendons à ce qu’il nous tire d’ennuis par le moyen le plus simple, le plus direct, le plus évident. Nous faisons l’erreur de croire que ce serait le meilleur et que le Seigneur raisonne comme nous. Mais en réalité, s’il le faisait, il ne serait pas l’incomparable et merveilleux Sauveur qu’Il est. Seul Lui peut prendre en compte tous les paramètres avant d’agir, seul Lui peut embrasser notre situation jusque dans ses angles les plus cachés. De la sorte, « Il peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons » (Éphésiens 3.20).
Tu peux avoir pleinement confiance en Jésus. Il n’est pas seulement puissant pour sauver et délivrer : Il possède également toute la sagesse et l’intelligence nécessaires pour agir. Tu ne peux pas anticiper la manière dont Il interviendra, mais sois assuré qu’Il le fera, et que sa manière de procéder te surprendra toujours. Reste tranquille : ce n’est pas qu’il cherchera un moyen de te surprendre, le moyen est déjà préparé. Nous parlons ici de celui qui, confronté à la pression et aux accusations, a pris le temps de s’abaisser pour écrire sur la terre avant de mettre fin à la situation selon sa volonté.
Sois abondamment béni(e) !
Samedi, 20 septembre 2025 — Freddy S.

