« Ta magnificence est descendue dans le séjour des morts, avec le son de tes harpes ; sous toi est une couche de vers, et les vers sont ta couverture. Tous prendront la parole pour te dire : “Toi aussi, tu es sans force comme nous, tu es devenu semblable à nous. »

Ésaïe 14.10–11

Staline, le tyran rouge qu’on appelait le petit père des peuples, était, de son vivant, vénéré dans le monde entier. Il incarnait l’espoir d’une société plus juste. Il était l’idole de centaines de milliers de personnes. Pourtant dans les faits, il était l’un des plus grands criminels de l’histoire. Il a martyrisé et massacré son peuple avec une brutalité sans bornes. On estime aujourd’hui qu’il est responsable de la mort de 20 000 000 de personnes. Pendant près de trente ans, personne n’a su l’arrêter. « Il n’y a rien de nouveau sous le soleil » (Ecclésiaste 1.9), car déjà des milliers d’années avant Staline, des rois, empereurs, jouissaient du même prestige avec quasiment le même envers du décor. Des monarques comme les pharaons et certains empereurs romains s’étaient érigés au rang de divinités avec pour conséquence qu’ils étaient particulièrement tyranniques et cruels. Ce n’est pas étonnant puisque le premier à suggérer  que l’homme pouvait se prendre pour un dieu n’est nul autre que Satan, certifié numéro un dans l’art de la méchanceté.

Mais revenons à celui qui était autrefois maître de l’U.R.S.S. Bien que des sculptures, des tableaux à son effigie le représentaient partout sous un jour parfait, le vrai Staline était plutôt banal. Il ne mesurait qu’1m60. Il portait des chaussures à semelles compensées et se tenait souvent sur une petite plaque de bois qui le grandissait encore un peu. Même si curieusement, en public, il apparaît sous des traits immaculés, il existe une image exceptionnelle de lui filmé de près, révélant un visage à la peau grêlée. À l’âge de 7 ans, il avait été sujet à la variole. Après qu’il ait semé la mort, affirmant avec cynisme « la mort résout tous les problèmes. Plus d’hommes, plus de problèmes », le 4 mars 1953, ce sera lui le problème réglé par la mort. « Eh quoi ! le tyran n’est plus ! L’oppression a cessé ! »  (Ésaïe 14.4). On apprendra plus tard que le dirigeant soviétique avait agonisé seul dans sa chambre pendant deux jours sans personne pour le secourir, pas même ses médecins terrorisés à la pensée de prendre une mauvaise décision et d’être fusillés. À l’exemple de Staline, la liste d’hommes de pouvoir et d’influence qui ont connu une fin tragique et misérable est longue. 

Nous connaissons autour de nous des personnes que nous appelons des grands parce qu’elles ont quasiment tout pour elles. Elles ont aussi ostensiblement les péchés qui vont avec : Orgueil, arrogance, vanité, cupidité, avarice, perfidie, égoïsme et méchanceté. Nous en avons peut-être vu finir vulnérables, dans l’anonymat, la disgrâce, l’opprobre voire la misère la plus abjecte. Dans le cas contraire, l’inéluctable se produira : la mort à laquelle nul n’échappera. Il y a comme une forme de justice divine ou plutôt un aperçu dans les deux cas. Dieu abaisse par la souffrance et la mort le puissant, l’orgueilleux et le méchant. Dans un certain sens, on peut admettre en effet : « plus d’hommes, plus de problèmes »! 

Mais on peut aussi objecter : y a-t-il vraiment quelque chose de réconfortant dans ce constat, puisque nous aussi sommes atteints des mêmes péchés — peut-être à des degrés divers — et que la mort nous attend, que nous le voulions ou non ? Nous pourrions nous aussi nous entendre dire : « Toi aussi, tu es sans force comme nous, tu es devenu semblable à nous. » (Ésaïe 14.10–11). C’est là que les paroles de Jésus interviennent avec l’espérance d’une justice divine possiblement en notre faveur. « Je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, quand même il serait mort. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. » (Jean 11.25-26).

Comment cela est-il possible ? Alors même que Jésus subissait la pire des méchancetés humaines à la Croix, Il se donna en sacrifice à Dieu afin que notre méchanceté, nos péchés ne nous soient plus imputés. Il subit à notre place le châtiment que nous méritions. Dieu approuvant ce sacrifice, l’a ressuscité d’entre les morts. Il a montré par ailleurs sa puissance à sauver aussi bien de la méchanceté que de la mort. Nous pouvons donc en être définitivement débarrassés si nous nous humilions sous sa puissante main et mettons notre confiance en Jésus, son Oint. Si Dieu abaisse l’orgueilleux, Il élève aussi l’humble. 

Sois abondamment béni(e) !

Mardi, 27 mai 2025 — Freddy S.

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