« Car l’amour de l’argent est une racine de tous les maux ; et quelques-uns, en étant possédés, se sont égarés loin de la foi et se sont jetés eux-mêmes dans bien des tourments. »
1 Timothée 6.10
Qui n’aime pas l’argent ? (II)
Le réformateur Jean Calvin a dit à juste titre : « Le cœur de l’homme est une fabrique perpétuelle d’idoles. » (Institution chrétienne, Livre I, chapitre XI, paragraphe 8).
Romains 1 : 28-29 va plus loin : « Comme ils ne se sont pas souciés de connaître Dieu, Dieu les a livrés à leur sens réprouvé, pour commettre des choses indignes, étant remplis de toute espèce … de cupidité ». Nous le savons, la cupidité c’est le désir insatiable des choses matérielles y compris de l’argent. Notre texte du jour parle spécifiquement de l’amour de l’argent. Ce ne devrait donc pas être une excuse, d’aimer l’argent mais la confession d’un péché qui consiste à donner à une chose, un bien, une possession, une acquisition la place qui revient à Dieu seul. Considérons les efforts que nous déployons sans bornes pour acquérir et accroître nos richesses et comparons-les à la ferveur avec laquelle nous désirons et cherchons Dieu. Cinq à six jours sont consacrés à développer notre patrimoine et un seul jour est parfois pitoyablement consacré à Celui qui est la Source de toutes choses. Nous ne parlons pas même ici des actions abjectes, malhonnêtes et dangereuses que nous sommes prêts à faire pour de l’argent. Cela n’a rien de surprenant car que fait l’amour de l’argent ? Il possède au point d’égarer loin de la foi et de plonger dans bien de tourments, dont les pires sont ceux d’une éternité sous le jugement de Dieu.
Dieu ne veut pas d’un tel sort pour nous. C’est pourquoi Il nous met en garde contre ce mal qui naît de nos convoitises intérieures. Il nous offre un remède. Celui-ci commence par une alternative radicale : « Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre ; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon (les richesses matérielles personnifiées). » (Matthieu 6.24). À qui vont notre amour et notre dévouement ? Si c’est à Dieu, alors ils doivent Lui être entièrement consacrés : un amour exclusif, sans partage, sans commune mesure. Au point que notre rapport à l’argent et aux richesses soit directement façonné par notre relation avec Dieu. Nous en venons alors à considérer l’argent pour ce qu’il est réellement aux yeux de Celui qui l’a créé.
Mieux encore, Dieu devient pour nous la seule véritable richesse : celle qui demeure éternellement nôtre, car elle ne s’épuise jamais. Une richesse que nous recevons sans mesure et sans mérite, dans la grâce, la justice et la sainteté de Dieu. « Qui ai-je au ciel si ce n’est toi ? Et sur la terre je ne prends plaisir qu’en toi. Ma chair et mon cœur peuvent se consumer : Dieu sera toujours le rocher de mon cœur et mon partage. » (Psaume 73.25–26). Et Il le mérite infiniment car Il a donné ce qu’Il avait de plus précieux pour nous racheter. « Ce n’est pas par des choses périssables, par de l’argent ou de l’or, que vous avez été rachetés de la vaine manière de vivre que vous aviez héritée de vos pères, mais par le sang précieux de Christ, comme d’un agneau sans défaut et sans tache. » (1 Pierre 1.18–19)
Aimes-tu l’argent ? Que penses-tu que Dieu dirait de cela ? Est-ce avec fierté ou avec regret que tu constates, intérieurement, comme moi, une attirance excessive pour les choses matérielles ? Si c’est avec regret, alors commence par faire ceci : recherche Dieu et la sagesse qui conduit au salut, plus que l’argent. (Proverbes 3.13-15 ; Proverbes 8.19 ; Colossiens 3.2-3). Ce que tu fais en dit long sur ce que tu aimes et désire.
Sois abondamment béni(e) !
Vendredi, 20 juin 2025 — Freddy S.

