« Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions. »
Jacques 3.16
De la Querelle à la Paix
Nous étions en pleine évangélisation dans un quartier où résidait une dame chrétienne, bien connue des habitants. Étonnamment, malgré sa foi affichée, personne ne voulait se rendre chez elle pour nos méditations ou études bibliques. Un jour, un homme brisa le silence et me confia, un peu désabusé : « Cette dame que vous voyez a des problèmes avec presque tout le monde. Son caractère aigri est si connu que, dès son retour de l’église, elle est capable d’insulter le boutiquier. Nous nous demandons parfois si tous les chrétiens sont pareils.«
Cette histoire, hélas, n’est pas isolée, et met en lumière une réalité douloureuse : la querelle. Le dictionnaire la définit comme un désaccord violent, une dispute bruyante, un conflit d’opinion. Mais la Bible va plus loin : elle nous enseigne que la querelle n’est pas qu’un simple désaccord passager. Elle est une manifestation profonde d’un cœur non transformé, une œuvre de la chair qui rompt la paix, sème le désordre et contredit l’Esprit de Dieu, source d’amour, de paix et d’unité.
Aujourd’hui, la querelle est malheureusement l’une des armes les plus insidieuses de Satan contre le Corps du Christ. Nous constatons parfois, même au sein de l’Église, des sous-divisions, des tensions, où des personnes refusent de se parler, créant des fossés là où l’unité et la communion devraient régner. La chair, avec ses impulsions égoïstes et son désir de dominer, est un terrain fertile pour ces conflits.
Mais le Seigneur nous appelle à une transformation radicale et active. Là où la chair engendre les querelles, les hostilités et les disputes, l’Esprit de Dieu produit la paix. Cette paix n’est pas seulement l’absence de conflit, mais une disposition intérieure qui cherche l’harmonie, la réconciliation et la compréhension, même au milieu des désaccords. Elle est le fruit par excellence d’un cœur renouvelé par la présence de Dieu. Il ne s’agit plus de réagir avec animosité ou aigreur, mais de répondre avec sérénité, patience et sagesse. Des qualités que seul l’Esprit peut infuser en nous.
La question cruciale qui s’impose à chacun de nous, en tant que chrétien, n’est donc plus seulement celle de savoir si notre présence amène la discorde ou procure la paix. Elle est bien plus profonde. Il s’agit pour chacun de se demander : “Comment puis-je activement permettre à l’Esprit de remplacer en moi cette œuvre destructrice de la querelle par le don divin de la paix ?”
C’est là que réside l’appel divin à l’action : soit un véritable artisan de la paix. Comme le dit Matthieu 5.9 : « Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu”. Être un enfant de Dieu, c’est refléter son caractère, un caractère de paix. Que ta vie ne soit plus un terrain fertile pour les disputes inutiles, mais un canal par lequel l’Esprit déverse la paix, l’unité et l’amour, afin que ton témoignage soit sans équivoque et glorifie ton Père céleste.
Sois abondamment béni(e) !
Dimanche, 03 août 2025 — Hermas K.

