« Celui qui aime la connaissance désire être corrigé, mais celui qui déteste les réprimandes n’est qu’un sot. »

Proverbes 12.1

Lorsqu’on commence à accomplir des réussites ou que l’on pense avoir atteint un certain statut en raison de notre âge ou de notre position sociale, il est facile de tomber dans l’illusion de l’autosuffisance. On devient alors moins réceptif aux conseils et aux corrections, persistant sur une voie qui, malheureusement, peut mener à la perdition. Comme il est écrit : « Il y a un chemin qui paraît droit à l’homme, mais son issue, c’est la mort. » (Proverbes 14.12). Et cela vaut aussi pour les serviteurs de Dieu, malheureusement

Lorsque Nathan s’approcha du roi David pour le réprimander à cause de son péché, il fit preuve de sagesse. En effet, son intention n’était pas de condamner le roi, mais de lui dire la vérité, afin qu’il ne persiste pas dans l’erreur et puisse se repentir. David ne réagit ni avec arrogance, ni en se disant : « Je suis le roi ! Comment oses-tu me parler ainsi ? » ou encore « Je suis l’élu de Dieu, donc j’ai tous les droits ! » Bien au contraire, il s’humilia, reconnaissant qu’il avait mal agi, et accepta d’être repris.

Par la suite, Satan incita David à faire le recensement d’Israël, acte jugé mauvais aux yeux de l’Éternel. Ce recensement pouvait être perçu comme un geste d’orgueil ou un manque de confiance en la puissance du Seigneur pour mener les combats avec et pour son peuple. Malgré les efforts de Joab pour le dissuader, David persista dans son projet, ce qui déplut à Dieu. Prenant conscience de son erreur, David s’adressa à Dieu en disant : « J’ai commis un grand péché en agissant de la sorte ! Maintenant, je t’en prie, pardonne la faute de ton serviteur, car j’ai vraiment agi de manière stupide. » (1 Chroniques 21.8). David préféra la correction de l’Éternel plutôt que de tomber entre les mains des hommes, sachant que les compassions du Seigneur sont immenses.

Voici un homme selon le cœur de Dieu, David, qui, bien qu’il ait agi de manière insensée à certains moments, accepta humblement la correction. Il reconnut la souveraineté de Dieu, sans jamais se considérer comme sage à ses propres yeux. C’est précisément cette humilité qui lui permit de rester l’homme selon le cœur de Dieu. À cause de la fidélité de David et de son repentir, Dieu fit preuve de bonté envers Juda, même après sa mort. À l’inverse, Saül, qui désobéit à l’ordre de l’Éternel en croyant agir avec plus de sagesse, se perdit dans sa propre folie. Cette désobéissance entraîna sa chute (1 Samuel 15).

Souvenons-nous que Dieu parle de diverses manières : parfois à travers un parent, un frère, un enfant, un inconnu, un pasteur ou un ami. Il ne nous laisse pas errer sur la mauvaise voie sans intervenir. Il trouve toujours un moyen de nous corriger. C’est à nous de ne pas fermer les yeux ni les oreilles à ses avertissements. Ne disons pas : « C’est ma vie, je fais ce que je veux ! » Un jour, nous devrons rendre compte à notre Créateur de ce que nous en avons fait.

À travers mes propres erreurs et les péchés que j’ai commis, j’ai compris, tout comme David, combien j’avais été insensée, mais surtout orgueilleuse. En me repentant devant le Seigneur, j’ai réalisé que c’est l’orgueil qui nous pousse à mal agir. Celui qui reconnaît que Dieu seul est véritablement sage reconnaît aussi que ce que Dieu dit est vrai. S’Il dit que le chemin du péché mène à la mort, c’est forcément la vérité. La véritable sagesse et la vraie humilité consistent à écouter et à suivre sa voix.

Sois béni(e) abondamment !

Jeudi, 20 février 2025 — Kevine P.

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