« Mon fils, ne méprise pas la correction de l’Éternel, et ne perds pas courage lorsqu’il te reprend. Car le Seigneur corrige celui qu’il aime, et il châtie tous ceux qu’il reconnaît pour ses fils. Supportez le châtiment : c’est comme des fils que Dieu vous traite ; car quel est le fils qu’un père ne châtie pas ? […] Il nous corrige pour notre bien, afin que nous participions à sa sainteté. »

Hébreux 12.5-7, 10

J’ai entendu l’histoire d’un homme riche et prospère dans ses activités, qui avait curieusement choisi de congédier ses domestiques pour s’occuper lui-même de l’éducation de ses enfants. Il n’épargnait à ceux-ci aucune tâche ménagère et, lorsque l’un de ses enfants désireux d’effectuer un stage en entreprise s’attendait à intégrer une grosse compagnie sur recommandation de son père, quelle ne fut pas sa surprise quand celui-ci l’envoya s’exercer dans un tout petit commerce. Résultats : les enfants ont suivi les traces de leur père en tout. Ils sont devenus aussi nantis que rigoureux dans le travail et l’éducation, pour la plus grande satisfaction de leur père. 

L’une des principales raisons au déclin d’une nation, d’une société, voire d’une civilisation, si ce n’est la principale après le rejet de Dieu, c’est la mauvaise éducation, laquelle bien évidemment commence en bas-âge. Réussir l’éducation n’est pas une option, mais une nécessité impérieuse. L’un des puissants instruments donnés par Dieu pour y arriver après la « crainte de l’Éternel…le commencement de la sagesse » (Psaume 111.10), c’est la discipline.  « N’épargne pas la correction à l’enfant ; si tu le frappes de la verge, il ne mourra point. » (Proverbes 23.13). Que l’on donne un sens littéral ou imagé à cette instruction, nous devons prendre conscience du péché qui habite en tout homme et dont les manifestations se voient déjà facilement dès l’enfance. Nous devons le prendre au sérieux et le décourager dans la mesure du possible jusqu’à ce que Dieu intervienne Lui-même et fasse une œuvre, cette fois spirituelle, dans le cœur de l’enfant. « La folie est attachée au cœur de l’enfant ; la verge (ou le bâton) de la correction l’éloignera de lui » (Proverbes 22.15). Jusque-là, la responsabilité incombe au parent non seulement d’accompagner l’enfant dans son développement physique et mental, de l’instruire des codes de sa société, mais aussi et surtout de lui apprendre à distinguer entre le bien et le mal. 

Quel cadre plus approprié que le foyer pour former à la justice, l’équité, l’honnêteté, la générosité ;  pour développer et aiguiser notre sens moral ; pour nous inculquer des valeurs comme le respect dû aux autres, le travail désintéressé, le goût de l’effort ! Bien sûr, cela ne procure pas le salut qui vient avec la foi en Jésus-Christ mais cela peut y conduire. Nous ne sommes pas délivrés du mal par une bonne éducation mais le péché est ainsi endigué jusqu’à ce que Dieu se révèle personnellement à nous et nous rendre capables de dire : « Pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; ne nous induis pas en tentation, mais délivre-nous du mal. » (Matthieu 6.12-13). 

« On ne cueille pas des figues sur des épines, et l’on ne vendange pas des raisins sur des ronces. » (Luc 6.44). Autrement dit, il ne faut pas s’attendre à moissonner une nation plus vertueuse, intègre et responsable que l’éducation que l’on a semée. Et celle-ci ne peut réussir que si elle s’appuie entre autres sur la discipline qui à son tour est mieux acceptée quand on admet la réalité du mal dans le cœur des grands comme des tout petits.  « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » (Proverbes 22.6)

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 30 octobre 2025 — Freddy S.

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