« Car je connais les projets que j’ai formés sur vous ; dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance »

Jérémie 29.11-13

Avoir la paix est l’aspiration profonde de tout être humain. C’est dans un climat de paix qu’on peut s’épanouir, réaliser des projets, vivre «  heureux ». La paix peut désigner à la fois la quiétude intérieure et l’absence d’inimitiés, de conflits de tout genre avec le prochain ou autour de nous. Mais est ce notre réalité ? Si tel n’est pas le cas, serait-il autorisé d’y prétendre ou cela ne relèverait – il que d’une chimère ? La paix en nous-même est loin d’être une évidence : angoisses, peur, anxiété, insomnie, stress et dépression semblent être le partage du plus grand nombre, si on se réfère à la consommation de plus en plus élevée de médicaments du type tranquillisants, antidépresseurs, ou au nombre de plus en plus croissant de personnes ayant des troubles de santé mentale. La paix avec les autres est devenue illusoire  au vu du nombre de plus en plus élevé de conflits à toutes les échelles, dans toutes les couches de la société et dans tous les domaines. Tout y passe : couple, famille, voisinage, milieu professionnel ; et même ces guerres qui se déclenchent ou perdurent partout dans le monde.

Pourtant, de gros moyens sont déployés, des stratégies de paix ou de résolution de conflits, des organisations de toute taille et envergure existent, ou sont mises en place partout et à tout moment  toutes sortes de stratégies avec pour objectif : la paix. Mais le résultat au bout du compte est décevant, très en dessous des résultats escomptés.

La paix demeure l’objet de projets dont la réalisation fait soupirer l’humanité entière, malgré les échecs répétés pour l’atteindre. Et pourquoi donc les tentatives pour la trouver, la protéger, la consolider apparaissent vaines ? Pourquoi se soldent-elles toutes par des échecs parfois cuisants au demeurant ? Parce que nous cherchons à réaliser nos projets de paix sans Celui qui est le dépositaire même de la paix, le Prince de paix, Jésus Christ, qui a dit avant de passer de notre monde au Ciel pour y siéger à la droite de Dieu :  « je vous laisse paix, je vous donne ma paix. Je ne vous donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble point, et ne s’alarme point » (Jean 14.27).

Avant leur plein accomplissement en Jésus, Jérémie nous parlait déjà des projets de paix. Il s’agissait d’une bonne nouvelle dont l’annonce avait pour but de réconforter et de rassurer les juifs de cette époque, emmenés captifs de Jérusalem à Babylone. Le Seigneur leur promet alors de se souvenir d’eux et de les libérer de leur captivité. Cette proclamation solennelle de Dieu qui répond à une soif de paix et de liberté est encore d’actualité. Nous sommes tous des captifs et la captivité dont il s’agit, celle à laquelle aucun de nous ne peut de lui-même se soustraire est celle du péché. l’Éternel veut encore aujourd’hui y répondre favorablement par ses projets de paix et Il le fait en Jésus-Christ. En Lui, il nous offre la belle  espérance d’un avenir paisible avec Lui. Les paroles même de Jésus sont le gage de notre paix selon Jean 16.33 « je vous ai dit ces choses afin que vous ayez la paix en moi ».

Qu’y a-t-il de comparable entre les propositions humaines de paix qui n’ont que rarement abouti à une stabilité momentanée et les plans de paix d’un Dieu souverain ?  En Jésus-Christ nous avons la paix ; la paix avec Dieu. « Mais ce sont vos crimes qui mettent une séparation entre vous et votre Dieu ; ce sont vos péchés qui vous cachent sa face et l’empêchent de vous écouter » (Ésaïe 59.2). Or Jésus a effacé ces crimes et ces péchés pour quiconque met en Lui sa confiance. La paix qu’Il nous procure est aussi une paix intérieure incompréhensible, difficile à expliquer car présente même dans le chaos, la souffrance et les tribulations de toutes sortes (Philippiens 4.6-7). Ce n’est pas tout ! Lorsque nous sommes remplis de cette paix, nous la recherchons avec les autres y compris même avec nos ennemis. Nous la voulons pour eux. Nous la voulons pour tous. C’est encore cette paix qui, lorsqu’elle règne entre les chrétiens, offre le plus bel exemple d’unité et d’amour qu’il soit, par-delà les frontières entre les races, les tribus, les catégories sociales et les sexes (Colossiens 3.15).

Il est donc acquis que voir s’accomplir les projets de paix, faire  l’expérience de la paix véritable, revient à reconnaître en Jésus Christ le Guide infaillible, le Seigneur de nos vies et le Maitre absolu de tout ce qui nous concerne. 

Sois béni(e) abondamment !

Jeudi, 24 avril 2025 — Sandrine O.

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