« Examine le sentier de tes pieds, et que toutes tes voies soient bien réglées. »

Proverbes 4.26

La Bible est familière des métaphores filées. Il s’agit d’une figure de style qui consiste à employer successivement plusieurs images pour exprimer une idée, une pensée. « Examine le sentier de tes pieds » en est une. Vous avez peut-être déjà vu dans un polar, les chiens de chasse, dressés pour être de fins limiers. Ils reniflent le sol en permanence, suivent les pistes avec attention et avancent pas à pas. Les renards furètent encore mieux sans y avoir été entraînés et ils le font par prudence et par vigilance. Ils avancent lentement, le museau près du sol. Ils reniflent, observent, écoutent avant chaque pas. Ils fouinent, s’arrêtent, reviennent sur leurs traces, choisissent soigneusement leurs chemins pour éviter les pièges. En se les représentant, nous avons une idée de ce que c’est que d’examiner le sentier de ses pieds. C’est comme si Dieu nous disait : « Attention où tu vas ! Regarde bien où tu mets les pieds ! » Comme les renards, nous sommes exhortés à une vigilance constante, à la prudence, au discernement et à une intelligence pratique, non seulement dans le choix du sentier où nous décidons de mettre les pieds mais aussi dans la manière de l’arpenter. 

« Entrez par la porte étroite. Car large est la porte, spacieux est le chemin qui mène à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par-là. Mais étroite est la porte, resserré est le chemin qui mène à la vie, et il y en a peu qui les trouvent. » (Matthieu 7.13-14). Voilà le choix qui nous est conseillé. Naturellement Dieu ne nous y force pas. Après tout c’est le sentier de nos propres pieds. Cependant parce qu’Il nous aime, Il nous appelle à bien y réfléchir. Quel chemin allons-nous prendre ? Les sentiers battus du mal, faits de transgressions, de plaisirs coupables, de désirs mauvais, de pensées rebelles mais aussi de religions humaines, de bonnes intentions et de quelques œuvres caritatives ? Ou le Chemin de la foi dans le « Seul vrai Dieu et Celui qu’Il a envoyé Jésus-Christ » (Jean 17.3), ce que nous désignons plus couramment par  « Christianisme » mais que la Bible appelle plus authentiquement « la Voie » (Actes 9.1-2). Celle-ci tranche avec tous les autres sentiers, avec toute allusion à une religion. Elle fait échos aux paroles de Celui qui l’a incarnée à Lui tout seul, tant dans sa personne que dans son œuvre, Celui-là qui a dit  : « Je suis le chemin, la vérité et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. » (Jean 14.6). La Voie est ouverte à quiconque souhaite s’y engager, autrement dit avoir une relation vivante avec Jésus-Christ. Ceux ou celles qui passent outre, ont encore cet appel à examiner le chemin qu’ils lui ont préféré. Comme on n’oserait pas s’aventurer sur une route sans en considérer l’issue, l’itinéraire et les réalités de terrain, arrêtons-nous un instant pour considérer l’orientation que nous voulons donner à notre vie et à notre conduite. Puisse-t-elle être celle de la repentance et de la foi en Jésus-Christ. 

Sois abondamment béni(e) !

Mercredi, 22 avril 2026 — Freddy S.

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