« Naomi dit à Ruth : “Tu vois, ta belle-sœur est retournée vers son peuple et vers ses dieux ; retourne chez toi comme elle !” »
Ruth 1.15
Orpa (II)
Comme Orpa, nous pouvons faire défection dans notre marche avec le Seigneur ou en direction vers Lui, sur le chemin de la foi et de la repentance. Dans la parabole du Semeur, Jésus a parlé de personnes dont le cœur ressemble à des « endroits pierreux » où la semence pousse aussitôt et fane sous l’effet immédiat d’un soleil ardent, faute de racines profondes. Il s’agit de personnes qui entendent l’Evangile et la reçoivent aussitôt avec joie ; mais parce qu’elles n’ont pas de racines en elles-mêmes, elles manquent de persistance, et, dès que survient une tribulation ou une persécution à cause de la parole, elles y trouvent « une occasion de chute. » (Matthieu 13.5-6, 20-21). Elles ne persistent pas. Elles abandonnent alors même qu’elles éprouvaient déjà une certaine affection pour le Seigneur.
L’histoire du jeune homme riche qui s’était précipité vers Jésus, désireux de savoir quoi de bon pour avoir la vie éternelle, nous en donne une parfaite illustration. Mais lorsque Jésus, contrairement à Naomi, lui demanda de tout abandonner pour Le suivre, celui-ci, le cœur lourd, fit volte-face (Matthieu 13.16-24). Envers un autre qui Lui a dit : « Maître, je te suivrai partout où tu iras » (Matthieu 8.19), Jésus s’est montré particulièrement dissuasif. « Jésus lui répondit : Les renards ont des tanières, et les oiseaux du ciel ont des nids ; mais le Fils de l’homme n’a pas où reposer sa tête. » (Matthieu 8.20). Que faut-il en déduire ?
Ne présumons pas d’un attachement à toute épreuve au Seigneur quand nous sommes dans notre zone de confort ou parce que nous en sortons à peine. Le Seigneur ne cherche pas la foule et ne s’empresse pas de donner à tous des laissez–passer pour le ciel peu importe la religion, les idées ou les croyances. Contrairement au monde, Il ne fait pas tout pour être inclusif. Au contraire, Il met devant nous des tests, des épreuves, pour attester de l’authenticité de notre foi, la sincérité de notre repentance et le sérieux de notre engagement à Le suivre. Mais ne nous y trompons pas, Il n’éprouve aucune joie à voir des personnes se détourner de Lui comme Orpa. Il veut au contraire nous voir braver la difficulté pour marcher avec Lui vers son ciel. Et nous le pouvons par sa grâce si nous nous attachons à Lui. C’était le secret de Ruth. « Orpa embrassa sa belle-mère, mais Ruth s’attacha à elle. » (Ruth 1.14)
Si tu te sens découragé(e), avec l’impression que le Seigneur semble laisser faire ce qui te décourage et te fait souffrir, tu peux comme Ruth, dans ta faiblesse Lui dire : « Ne me presse pas de te laisser, de retourner loin de toi! Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu » (Ruth 1.16), même si en réalité ce n’ est qu’une impression car Il ne désire nullement que tu Le laisses et retourne loin de Lui.
Sois béni(e) abondamment !
Jeudi, 01 mai 2025 — Freddy S.

