« C’est Dieu lui-même qui nous a préparés à un tel avenir, qui entretient en nous cette attente, et qui nous a donné son Esprit comme gage et garantie de la gloire future.  »

2 Corinthiens 5.5

Tandis que j’étais en train de méditer sur le chapitre 5 du livre de 2 Corinthiens, j’ai eu un moment de réflexion à la fin de ma méditation, et je me suis demandé : quelle excuse aurons-nous à donner au jour du jugement pour justifier le fait de ne pas avoir cru ? Quelle excuse donnerons-nous pour avoir commencé à marcher avec le Seigneur Jésus-Christ et avoir par la suite abandonné la foi ?

C’est clair que les raisons d’abandonner ne manquent pas, et plusieurs fois, sur le chemin vers le ciel, beaucoup d’entre nous ont trébuché. Si souvent, nous avons connu des moments de découragement. Mais malgré tout, il n’y a pas d’excuse qui puisse justifier le fait de n’avoir pas cru, ou d’avoir abandonné la foi au point de sombrer dans le désespoir, de n’avoir plus d’espérance, en considérant que le chemin est difficile et en prétextant qu’en plus nous ne voyons pas le Seigneur de nos propres yeux.

Je repense à beaucoup d’autres qui nous ont précédés et qui sont mentionnés dans le nouveau testament, qui ont connu bien des tribulations, mais qui ont achevé la course malgré les blessures, les marques, la maladie, les fatigues du corps. Face à eux, nous n’avons pas d’excuse. Même quand nous remontons à l’époque de l’ancien testament, à un moment où les hommes croyaient au Seigneur sans avoir Jésus avec eux de manière permanente, et son Saint-Esprit en eux comme gage, comme assurance vivante de la présence et de la puissance manifeste de Dieu, il y avait la persévérance.

Je pense à Daniel, qui était en exil avec ses amis sur une terre étrangère, loin du peuple de Dieu, n’ayant plus la possibilité de se rendre au temple, n’ayant pas de colonne de feu ou de nuée pour leur rappeler que Dieu était avec eux. Pourtant, Daniel est resté fidèle à l’Éternel, et malgré le décret du roi, il a continué à prier dans sa maison, à Babylone, en direction de Jérusalem (Daniel 6.10), au risque d’être jeté dans la fosse aux lions et d’y mourir. Loin de Jérusalem dont le temple représentait la demeure de Dieu, Daniel croyait par la foi que, même à Babylone, son Dieu était avec lui. Daniel n’avait aucune promesse personnelle, comme Josué à qui Dieu avait assuré sa présence. Daniel n’avait pas le Saint-Esprit, pas la Bible, mais il a fait confiance au Dieu de ses pères. Il a cru par la foi en ce qui est invisible, plutôt que de s’appuyer sur ce qui est visible.

Paul dit que sur cette terre nous sommes comme en exil, loin de notre Seigneur, car sa demeure est dans le ciel. Mais parce qu’il nous a donné le Saint-Esprit, nous avons non seulement Dieu avec nous, mais aussi en nous. Et en plus, nous avons la garantie que le prix a été payé par Jésus-Christ, que notre salut a été acquis à un grand prix, que l’affaire est conclue. Il ne nous reste qu’à demeurer attachés à lui jusqu’à la fin.

Considérons un homme comme Daniel, et demandons-nous : quelle excuse aurons-nous pour n’avoir pas cru, ou pour avoir renoncé au salut ? Le Seigneur a donné son Esprit à quiconque croit en lui. Il nous a donné la garantie que ses promesses sont certaines. Il a mis à notre disposition la Bible, et des hommes et des femmes pour nous encourager, nous conduire, nous enseigner, afin que nous puissions vivre sa gloire dans toute sa plénitude.

Sois abondamment béni(e) !

Jeudi, 21 août 2025 — Kevine P.

Retour en haut