« Il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. »
Hébreux 7.25
Bande-annonce (IV)
Imaginons que ce texte soit un métrage basé sur une histoire vraie : celle de Jésus, le Héros tant attendu, enfin révélé au monde. Imaginons les passages bibliques comme des bandes-annonces. Vous pouvez en sélectionner deux ou trois. Lesquels choisiriez-vous ? Celui où Jésus change l’eau en vin pour sauver un mariage du fiasco (Jean 2.1–11) ? Celui où il nourrit cinq mille hommes avec seulement cinq pains et deux poissons (Matthieu 14.18–20) ? Celui où Il défie les lois de la gravité en marchant sur l’eau (Matthieu 14.25–26) ? Celui où il calme les flots déchaînés par la tempête (Marc 4.39) ? Peut-être l’épisode de la pêche miraculeuse avec Pierre (Luc 5.4–7), ou celui de la résurrection de Lazare (Jean 11.41–44) ? Que penser de Jésus aux prises avec ses détracteurs ou face à des puissances surnaturelles qu’il réduit au silence (Marc 11.27–33 ; 5.1–20) ? Ou encore du moment où Il sauve une femme adultère de la lapidation (Jean 8.3–11) ? Et pourquoi pas celui où il échappe in extremis à des complots et tentatives visant à le supprimer (Jean 11.53 ; 7.30, 32, 44–46 ; 8.59 ; Luc 4.28–30 ; Marc 11.18) ? Le choix est difficile, car quel qu’il soit, il conviendra forcément à merveille.
Mais permettez-moi de nous orienter vers autre chose : Après sa vie parfaite, unique et exaltante, le triomphe de Jésus sur le péché, le jugement et la mort, les implications éternelles pour nous tous, en particulier la capacité de notre Sauveur à combler parfaitement nos besoins et nos aspirations les plus profondes. Comme bandes-annonces, Je vous propose trois extraits scripturaires :
« Qui accusera les élus de Dieu ? C’est Dieu qui justifie ! Qui les condamnera ? Christ est mort ; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu, et il intercède pour nous ! » (Romains 8.33-34)
« Les souverains sacrificateurs, en effet, ont été nombreux, parce que la mort les empêchait de persévérer ; mais celui-ci, parce qu’il demeure éternellement, possède un sacerdoce qui ne passe pas. C’est pourquoi il peut aussi sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. Car il a été fait semblable à ses frères en tout, afin d’être un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans ce qu’il concerne Dieu, pour faire propitiation pour les péchés du peuple. » (Hébreux 7.23-28)
« Puisque nous avons un grand souverain sacrificateur qui a traversé les cieux, Jésus, le Fils de Dieu, restons fermes dans la foi que nous professons. Car nous n’avons pas un souverain sacrificateur incapable de compatir à nos faiblesses, mais un qui a été tenté en toutes choses comme nous, sans commettre de péché. Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d’obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus dans nos besoins. » (Hébreux 4.14-16).
Nul besoin de commenter des passages aussi éloquents : ils ne demandent qu’à être médités. Quels encouragements ne nous prodiguent-ils pas lorsque notre âme est lasse, découragée, accablée, assoiffée de pardon et de paix, avide de justice, de miséricorde et de compassion ? Aussi puissant qu’il soit, notre Sauveur n’est pas de ceux qui éteignent le lumignon qui fume, ni qui brisent le roseau déjà plié (Matthieu 12.20). Au contraire, Il a témoigné de la plus touchante des délicatesses et s’est montré dans toute sa faiblesse. Et c’est précisément par cette faiblesse, plus forte que la force des hommes (1 Corinthiens 1.25), qu’Il sauve ceux qui se confient en Lui et espèrent en son nom. C’est en vertu de cette faiblesse que nous avons la garantie d’être toujours compris, relevés et secourus dans nos propres faiblesses. Notre Héros est pleinement digne d’être l’unique. Il sait ce que fait le mal. Il sait ce qui fait mal. Il a emprunté le chemin de la difficulté, de la douleur, de la souffrance, de l’épreuve, du manque, de la solitude et de la tentation. Et Il en est sorti victorieux. Nous le pouvons aussi, si nous faisons appel à Lui de tout notre cœur.
Ce que tu regardes à l’écran n’arrivera pas. C’est peut-être du grand art, mais cela reste de l’art. Ce que tu lis, en revanche, dans les Évangiles, est réel, authentique, digne de foi. Celui qui t’y est révélé est véritablement le Sauveur du monde : doux, miséricordieux, plein de compassion. Un jour, Il déploiera sa force pour amener toute œuvre en jugement. Mais aujourd’hui, ce dont nous avons le plus besoin – et ce qui nous rapproche véritablement de Lui – c’est sa faiblesse, celle qu’Il a volontairement manifestée jusqu’à la croix. Elle seule peut procurer salut et force à tous ceux qui s’y appuient.
Sois abondamment béni(e) !
À suivre…
Dimanche, 06 juillet 2025 — Freddy S.

